Wall Street finit en net rebond

«Il y a un peu de nervosité avant... (PHOTO BRENDAN MCDERMID, REUTERS)

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«Il y a un peu de nervosité avant le début de la saison des résultats» qui entre dans le vif du sujet avec la parution des comptes trimestriels du géant de l'aluminium Alcoa après la clôture, a remarqué Bill Lynch, gérant de portefeuilles chez Hinsdale Associates.

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Agence France-Presse
New York

Wall Street a fini en forte hausse une séance entamée dans l'hésitation mercredi, rassurée par le ton jugé très accommodant de la Banque centrale américaine (Fed) dans le compte-rendu de sa dernière réunion: le Dow Jones a gagné 1,64% et le Nasdaq 1,90%.

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Les marchés à la fermeture:

  • TSX 14 666,47 / +90,02 (+ 0,62%)
  • Dow Jones 16 994,22 / +274,83 (1,64%)
  • S&P 500 1 968,89 / +33,79 (+ 1,90%)
  • NASDAQ 4 368,59 / + 83,39 (-0,02%)

----------------Selon les chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones s'est envolé de 274,83 points à 16 994,22 points et le Nasdaq de 83,39 points à 4468,59 points.

L'indice élargi S&P 500 a gagné 1,75%, soit 33,79 points, à 1968,89 points.

Hésitante en début d'échanges, la Bourse new-yorkaise a amorcé un très net mouvement de hausse quelques dizaines de minutes après la parution des minutes de la dernière réunion du Comité de politique monétaire de la Fed, le FOMC, à la mi-septembre, en deuxième partie de séance.

«Le marché a été surpris par l'accent qui a été mis sur la vigueur du dollar et les perspectives économiques moroses en Europe», a relevé Michael James de Wedbush Securities.

Et, selon lui, «les investisseurs ont interprété ce compte-rendu comme un signe que les taux pourraient ne pas être relevés aussi fortement ou aussi tôt qu'ils l'avaient craint» après la réunion de la Fed, a-t-il ajouté.

La politique de l'argent facile menée par la Fed depuis la crise financière américaine, avec des taux d'intérêt directeurs proches de zéro depuis 2008, a joué un rôle essentiel dans la hausse des indices boursiers ces dernières années.

Or, dopé par la perspective d'un resserrement monétaire plus important ou plus rapide que prévu en 2015, le billet vert avait atteint des sommets dernièrement face aux principales devises mondiales, ce dont se sont inquiétés les membres du FOMC.

Outre ses effets négatifs sur l'économie américaine en pesant sur ses exportations, le renforcement de la devise américaine pourrait --en rendant les importations encore meilleur marché-- ralentir la remontée de l'inflation américaine. La Fed s'est fixé une hausse des prix à 2% avant d'envisager une première hausse d'intérêt.

«Les minutes ont exprimé l'idée qu'un dollar fort pourrait de facto tenir lieu de resserrement de la politique monétaire», a commenté Omer Esiner de Commonwealth Foreign Exchange. «Un tel scénario laisserait plus de temps à la Fed pour relever les coûts du crédit», a-t-il expliqué.

Dans ce contexte d'optimisme retrouvé, la nervosité des courtiers à l'approche du coup de départ non officiel de la saison des résultats du troisième trimestre, avec la publication du géant de l'aluminium Alcoa après la clôture, s'est dissipée.

Les investisseurs craignent effectivement que la récente montée du dollar face à une Europe à la peine ne pénalise les bénéfices des sociétés américaines, 40% du chiffre d'affaires des entreprises composant le S&P 500 provenant de l'étranger.

Le marché obligataire a fini en ordre dispersé. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,330% contre 2,350% mardi soir et celui des bons à 30 ans a un peu avancé à 3,062% contre 3,056% la veille.




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