Wall Street: le S&P 500 bat un nouveau record historique

Se heurtant depuis le début de la semaine... (Photo Richard Drew, AP)

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Se heurtant depuis le début de la semaine à des seuils de résistance technique, au-dessus d'un sommet historique atteint à la mi-janvier de 1848,38 points pour le S&P 500, la place new-yorkaise peinait encore jeudi à trouver une direction.

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Agence France-Presse
New York

Wall Street a fini en hausse jeudi, soutenue par des commentaires jugés apaisants de la présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed) Janet Yellen qui ont permis à l'indice élargi S&P 500 de se hisser à un nouveau sommet historique.

De solides résultats trimestriels de la part de deux des grandes banques canadiennes ont par ailleurs soutenu la Bourse de Toronto, lui permettant de réaliser un léger gain.

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Les marchés à la clôture:

  • TSX 14 214,74 / 26,16 (0,18%)
  • Dow Jones 16 272,71 / 74,30 (0,46%)
  • S&P 500 1 854,29 / 9,13 (0,49%)
  • NASDAQ 4 318,93 / 26,87 (0,63%)

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Le Standard & Poor's 500 avait, à l'instar de l'ensemble de la place new-yorkaise, commencé la séance sur un pied hésitant avant de nettement regagner en vigueur après l'intervention de la patronne de la banque centrale des Etats-Unis. Mme Yellen s'exprimait dans le cadre d'un rapport semi annuel de politique monétaire devant la Commission bancaire du Sénat.

La présidente de la Fed «a clairement fait comprendre au marché que si l'économie devait montrer des signes de faiblesse, l'institution serait là et prendrait les mesures nécessaires, comme elle l'a fait dans le passé» pour lui donner un coup de pouce, a commenté Peter Coleman, courtier de ConvergEx Group à New York.

Mme Yellen a estimé que les signes récents d'affaiblissement de l'économie pouvaient être attribués en partie à de rudes conditions hivernales et a souligné qu'il faudrait «un changement significatif» des perspectives économiques pour que la Fed décide de faire une pause dans la réduction de son aide à l'économie.

Pour Michael James, de Wedbush Securities, la hausse des indices montre que «les opérateurs sont de plus en plus à l'aise avec l'idée d'un ralentissement progressif» des injections de liquidités de la Fed et qu'ils espèrent qu'une amélioration des conditions climatiques entraînera une embellie du côté des statistiques.

Quoi qu'il en soit, «il semble que la peur d'une correction de 10% qui avait saisi le marché des actions en janvier se soit peu à peu dissipée», selon M. Coleman.

Des statistiques économiques en demi-teinte parues dans la matinée aux Etats-Unis avaient plongé le marché dans l'indécision.

Si les commandes de biens durables ont accusé un recul un peu moins prononcé que prévu aux Etats-Unis en janvier, un chiffre de bon augure pour l'activité industrielle américaine, sur le front très surveillé de l'emploi, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté de façon inattendue pour la semaine close le 22 février.

Les investisseurs ont également gardé un oeil sur la situation en Ukraine, au bord du gouffre financier et en pleine transition politique, alors que le Fonds monétaire international (FMI) a reçu jeudi une demande d'aide officielle à laquelle il s'est dit «prêt à répondre».

Le secteur de la distribution a aussi apporté du soutien au marché, selon les analystes de Charles Schwab, citant les revenus trimestriels «largement meilleurs que prévu» de la chaîne de magasins d'électronique Best Buy, et les pertes moins importantes qu'anticipé du groupe de distribution en difficultés JCPenney. JCPenney s'est envolé de 25,34 dollars à 7,47 dollars mais Best Buy a reculé de 0,97% à 25,57 dollars.

Le constructeur de voitures électriques Tesla, qui a détaillé mercredi un projet de «méga-usine» de batteries, a cédé 0,18% à 252,54 dollars.

Le numéro un mondial de l'hôtellerie Hilton, propriété du fonds d'investissement Blackstone, a lâché 0,22% à 22,49 dollars après la parution de ses premiers résultats trimestriels depuis son retour en Bourse en décembre, faisant état de bénéfices décevants.

Blackstone s'est adjugé 0,89% à 32,96 dollars, après l'annonce jeudi de son entrée dans le capital du groupe de luxe italien Versace, à hauteur de 20% pour de 210 millions d'euros.

La maison d'enchères Sotheby's a cédé 0,28% à 50,37 dollars alors que l'investisseur activiste Daniel Loeb a fait part de son intention d'entrer à son conseil d'administration.

Le constructeur automobile General Motors (GM) a cédé 0,16% à 36,77 dollars, fragilisé par la confirmation de l'ouverture d'une enquête par les autorités américaines sur de récents rappels de véhicules en Amérique du Nord.

Le marché obligataire a progressé. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,642% contre 2,673% mercredi soir et celui à 30 ans à 3,596% contre 3,635% à la précédente clôture.




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