Attaque contre un suprémaciste blanc: un militant d'extrême gauche plaide coupable

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Deux individus ont passé un mois derrière les barreaux après avoir été arrêtés, en octobre, dans le cadre d'une enquête policière sur une violente attaque attribuée à l'extrême gauche.

Rémi Jean-Lefebvre, membre du groupe musical anarchiste Action sédition, a plaidé coupable plus tôt cette semaine à une accusation de voies de fait causant des lésions pour son implication dans le passage à tabac d'un suprémaciste blanc, le 7 août dernier.

La victime a terminé sa soirée en sang, à travers les éclats de verre, avec un tendon coupé.

Annabelle Sirois, qui travaille dans un syndicat du domaine de l'éducation, a été arrêtée et accusée dans le même dossier. Les faits qui lui sont reprochés sont toutefois couverts par une ordonnance de non-publication.

Les deux se sont d'abord vu refuser une remise en liberté quelques jours après leur arrestation, survenue le 19 octobre dernier. M. Jean-Lefebvre a été libéré après son plaidoyer, mardi dernier, alors que sa coaccusée a réussi mercredi à faire cesser sa détention en attendant la suite des procédures.

UN SITE COMME PLAQUE TOURNANTE

La Presse a publié hier un long reportage sur la montée de la violence au sein de l'extrême gauche québécoise. Un site baptisé Montréal Contre-information est devenu une plaque tournante de la mouvance et diffuse les communiqués de revendication de plusieurs attaques contre des personnes ou des biens. Une autre agression survenue elle aussi en août à Montréal a été revendiquée sur le site.

L'attaque pour laquelle M. Jean-Lefebvre et Mme Sirois ont été arrêtés ne l'a toutefois pas été.

Lorsque M. Jean-Lefebvre a plaidé coupable, le procureur de la Couronne Alexandre Arel a indiqué que l'accusé avait fait semblant d'être lui aussi d'extrême droite afin de s'approcher de sa victime à L'Astral 2000, un bar de la rue Ontario Est. Ils sont ensuite sortis de l'établissement ensemble en se dirigeant vers un restaurant McDonald's.

Selon la version de Rémi Jean-Lefebvre, c'est un commentaire raciste de la part de la victime qui l'aurait poussé à lui faire une encolure et à le faire tomber au sol.

Annabelle Sirois a été arrêtée en même temps que M. Jean-Lefebvre. La justice a interdit la diffusion des faits qui lui sont reprochés. Elle fait face elle aussi à une accusation de voies de fait causant des lésions. Elle est représentée par Me Christian Desrosiers. Il n'a pas voulu commenter le dossier.

Mme Sirois n'a pas non plus voulu commenter le dossier.

M. Jean-Lefebvre est représenté par Me Geneviève Trépanier. « Aucun commentaire ne sera fait dans le cadre de ce dossier », a-t-elle indiqué dans un courriel.

Le groupe Action sédition « s'identifie à l'extrême gauche et véhicule les idéaux libertaires d'égalité, de liberté et de solidarité, lit-on sur ses plateformes. Le groupe s'inscrit dans une lignée clairement anticapitaliste, antiraciste et antipatriarcale et n'hésitera jamais à soutenir les luttes des groupes politiques qui défendent ces mêmes positions. » Le groupe n'a pas répondu au message de La Presse.




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