Uber en campagne politique

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Depuis le lancement du service UberX à Montréal, l'automne dernier, l'entreprise comptait sur sa propre équipe - ainsi que sur des lobbyistes externes - afin de faire plier Québec. Elle veut maintenant utiliser sa base d'utilisateurs et de chauffeurs pour ce faire.

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Engagé dans un combat sans merci avec l'industrie du taxi traditionnel, Uber fourbit une nouvelle arme pour faire pencher le gouvernement du Québec en sa faveur. La filiale locale du géant américain appellera ses chauffeurs et utilisateurs à communiquer directement avec leurs députés respectifs afin d'appuyer la légalisation du service, a appris La Presse. L'entreprise procédera à l'annonce lundi.

Depuis le lancement du service UberX à Montréal, l'automne dernier, l'entreprise comptait sur sa propre équipe - ainsi que sur des lobbyistes externes - afin de faire plier Québec. Elle veut maintenant utiliser sa base d'utilisateurs et de chauffeurs pour ce faire.

«Alors que des discussions sur une réglementation entourant l'économie du partage doivent être tenues, nous demandons au ministre Poëti et aux autorités concernées d'arrêter de limiter le choix des Québécois et de soutenir Uber», a fait valoir Jean-Nicolas Guillemette dans un communiqué qui sera publié aujourd'hui, mais que La Presse a obtenu.

«Nous voulons que les Québécois fassent entendre leur voix et qu'ils affirment de manière claire au ministre Poëti, qu'il est temps que le gouvernement soutienne l'innovation.»

Selon nos informations, l'entreprise déclenche cette campagne politique après avoir constaté l'absence d'évolution dans la position du gouvernement.

Le ministre des Transports Robert Poëti continue de qualifier le service UberX d'«illégal» au Québec et a même refusé de mettre une croix sur la possibilité de suspendre les permis de conduire des individus qui y offrent leurs services.

«Comme ministre des Transports, je m'oppose vigoureusement au transport illégal sous toutes ses formes», a fait valoir M. Poëti à l'occasion d'un sommet sur l'avenir du taxi.

Depuis des mois, les porte-parole de l'industrie traditionnelle appellent les décideurs provinciaux et municipaux à serrer la vis à l'entreprise et à appliquer la réglementation qui interdit le transport rémunéré sans licence spécifique.

Déjà, le Bureau du taxi de Montréal a procédé à des dizaines de saisies et remis autant de constats d'infraction à des automobilistes branchés sur UberX. Des chauffeurs de taxi traditionnel ont même pris l'initiative de piéger certains de leurs homologues d'UberX afin d'offrir des proies faciles aux inspecteurs municipaux.

Le maire Denis Coderre a aussi pris position contre Uber.

Dimanche, le quotidien Le Soleil révélait que Québec était sur le point de légaliser les activités du réseau international d'hébergement Airbnb, qui menait depuis quelques années un combat semblable à celui d'Uber pour voir la réglementation québécoise être adaptée à son offre de services.

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