100 ans plus tard : se souvenir du rôle du Canada dans la Première Guerre mondiale

Des milliers de partisans se rassemblent sur la... (Crédit photo : SERGENT ROXANNE CLOWE, AVEC LA PERMISSION DU GOUVERNEMENT DU CANADA)

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Des milliers de partisans se rassemblent sur la colline du Parlement en soutien aux troupes canadiennes.

Crédit photo : SERGENT ROXANNE CLOWE, AVEC LA PERMISSION DU GOUVERNEMENT DU CANADA

Un siècle s'est écoulé depuis la fin de la Première Guerre mondiale. Ce conflit de quatre ans, qui opposa les Alliés aux Empires centraux, fut le plus dévastateur que le monde ait connu jusque-là.

Comme le Canada était alors un dominion de l'Empire britannique, le pays entra automatiquement en guerre. À l'époque, il ne comptait que huit millions d'habitants. Cependant, au cours de ces quatre années, plus de 650 000 hommes et femmes servirent sous les drapeaux.

De nos jours, il nous arrive de tenir notre liberté pour acquise. Cette liberté est pourtant le droit le plus précieux des Canadiens. En participant à des actes commémoratifs, nous témoignons notre reconnaissance et notre respect pour cette liberté durement gagnée.

Le rôle du Canada dans la Première Guerre mondiale 

Les combats de la Première Guerre mondiale évoluèrent en une guerre de tranchées le long d'une ligne de front qui s'étendait en Belgique et en France. À l'été 1916, pour briser les lignes de défense allemandes, les Alliés planifièrent une « grande poussée » dans la vallée de la Somme, dans le nord de la France. La bataille de la Somme s'est avérée un chapitre coûteux du conflit pour le Corps canadien : 24 000 soldats furent tués, blessés ou portés disparus à l'été et à l'automne 1916. 

Lorsque les troupes alliées sortirent de leurs tranchées et avancèrent vers les lignes allemandes, elles furent la cible d'un feu nourri. Si les Alliés n'arrivèrent pas à faire une percée, les Canadiens apprirent quelques leçons cruciales sur le champ de bataille. Par exemple, les Alliés avaient adopté une nouvelle tactique - appelée « barrage roulant » - qui consistait à avancer derrière un rideau de feu formé par une salve d'artillerie précise et soigneusement minutée. Les soldats ennemis étaient alors forcés de se mettre à l'abri. Graduellement, les Canadiens acquirent une réputation de troupes de choc de premier plan.

Le tournant de la crête de Vimy

Au printemps 1917, la guerre faisait rage depuis deux ans et demi et aucun adversaire n'avait réussi à gagner beaucoup de terrain. Les Alliés préparèrent alors une offensive majeure dans la région d'Arras, en France. La mission des Canadiens était de prendre la crête de Vimy dans le nord de la France, une longue et haute colline que les Allemands avaient transformée en un réseau complexe de tranchées et de tunnels. Les Alliés passèrent tout l'hiver à préparer l'attaque, notamment en creusant des tunnels sous les lignes de défense allemandes pour y placer des explosifs. La bataille commença le 9 avril 1917, le lundi de Pâques.

Au cours des quatre jours que dura la bataille, les Canadiens réussirent à prendre deux des points les plus élevés de la crête à l'aide de barrages roulants, ce qui contraignit les Allemands à battre en retraite. À Vimy, le Corps canadien réussit à gagner plus de terrain, à capturer plus de prisonniers et à saisir plus de canons que toute autre offensive britannique précédente. Le triomphe de la crête de Vimy contribua ainsi à renforcer le sentiment d'identité nationale des Canadiens. Le coût en fut cependant très élevé : près de 3 600 soldats canadiens périrent au combat.

La bataille de Passchendaele

Après la crête de Vimy, les troupes canadiennes furent envoyées dans le nord de la Belgique pour aider à reprendre le village en ruine de Passchendaele. Passchendaele est situé dans la région d'Ypres, la seule partie de la Belgique n'étant pas tombée aux mains de l'ennemi après les avancées initiales de l'Allemagne, d'où son importance symbolique aux yeux des Alliés. Les conditions régnant sur le champ de bataille étaient encore plus effroyables à Passchendaele que sur la crête de Vimy. La pluie avait transformé en bourbier le sol de cette région formée de terres basses et plates où les soldats étaient exposés à de lourds tirs ennemis. 

L'offensive canadienne commença le 26 octobre 1917. À la fin du mois, les troupes atteignirent les abords du village. Le 6 novembre, les Canadiens et les Britanniques lancèrent l'assaut pour le reprendre. Enfin, le 10 novembre, les Canadiens éliminèrent les Allemands de l'extrême est de la crête de Passchendaele et la bataille prit fin. On dénombra plus de 4 000 morts et près de 12 000 blessés parmi les troupes canadiennes. La bataille de Passchendaele - qui avait nécessité des actes d'héroïsme presque inimaginables de la part des soldats - renforça la réputation du Corps canadien, qu'on disait être l'une des meilleures forces offensives sur le front occidental.

Les cent jours du Canada

Les trois derniers mois de la guerre furent marqués par une série de victoires connue comme les Cent derniers jours (ou les cent jours du Canada, compte tenu du rôle majeur que notre pays y a joué). Cette campagne fut lancée en août 1918, lorsque le Corps canadien permit aux Alliés de remporter une impressionnante victoire près d'Amiens, en prenant par surprise le haut commandement allemand. Parmi les autres exploits des Canadiens, on note la percée de la ligne Drocourt-Quéant et de la ligne Hindenburg, la traversée du canal du Nord et la libération des villes françaises de Cambrai et de Valenciennes. Les troupes avaient poussé jusqu'à Mons, en Belgique, lorsque la guerre prit fin avec la signature de l'Armistice, le 11 novembre 1918.

Entre le 8 août et le 11 novembre 1918, plus de 100 000 Canadiens ont avancé de 130 kilomètres, faisant quelque 32 000 prisonniers allemands. Les pertes furent cependant considérables. Plus de 6 800 Canadiens et Terre-Neuviens ayant été tués, et près de 40 000 autres blessés durant cette période.

Les sacrifices et les victoires du Canada sur les champs de bataille d'Europe ont permis à notre pays de gagner le respect des autres nations. Mais surtout, ils ont aidé à nous assurer la liberté dont nous jouissons aujourd'hui. Plus de 66 000 Canadiens et Terre-Neuviens sont morts, et 170 000 ont été blessés pendant la Première Guerre mondiale. C'est pour cette raison que chaque année, le 11 novembre, nous nous souvenons que nous devons directement notre liberté aux personnes qui ont tant donné pour la défendre.

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