L’intelligence artificielle (IA) ne peut plus être ignorée par les organisations québécoises. Pour aider les dirigeants à mieux s’y retrouver, l’Institut de leadership, en collaboration avec Tink, lance une Certification en IA et leadership numérique. Alors que certaines entreprises cherchent encore leurs repères dans ce domaine, cette formation vise à outiller concrètement les décideurs face à une transformation déjà bien amorcée.

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Un décalage entre ambition et capacité

Plus accessible et intégrée à des usages concrets, l’intelligence artificielle s’invite progressivement dans les pratiques de travail depuis quelques années.

Dans ce contexte, plusieurs entreprises ont amorcé des démarches exploratoires en vue de mieux comprendre tout son potentiel. « Tout le monde est en phase d’exploration, mais les approches varient. Certaines organisations avancent par essais progressifs, tandis que d’autres ont expérimenté sans obtenir les résultats escomptés », observe Gabriel Tassé, vice-président, Stratégie, chez Tink et formateur à l’Institut de leadership.

Cette diversité de parcours s’explique en partie par la rapidité d’évolution de la technologie ainsi que par les nombreuses perceptions qui l’entourent. Pour certaines organisations, l’IA représente un levier d’efficacité; pour d’autres, elle demeure encore floue ou difficile à intégrer concrètement.

L’intelligence artificielle fonctionne, mais son intégration repose souvent sur des approches qui ne tiennent pas compte des processus existants ni des réalités organisationnelles. L’enjeu consiste donc à comprendre à la fois comment l’utiliser et dans quels contextes elle apporte une réelle valeur.

Gabriel Tassé, vice-président, Stratégie, chez Tink et formateur à l’Institut de leadership



Un enjeu stratégique pour les dirigeants

Au-delà de la technologie, l’intelligence artificielle transforme la prise de décision et la compétitivité des organisations. Ne relevant plus uniquement des équipes techniques, elle s’inscrit désormais au cœur des stratégies d’affaires. Pour Richard Chénier, directeur général de Québec Tech, il s’agit d’un virage incontournable.

L’intelligence artificielle n’est plus une simple option technologique, mais un véritable levier d’innovation. Les organisations qui sauront s’y engager pleinement seront celles qui se démarqueront dans les années à venir.

Richard Chénier, directeur général de Québec Tech

Selon lui, l’IA permettra notamment de passer d’une prise de décision intuitive à une approche plus appuyée sur les données, tout en optimisant l’efficacité des équipes. Or encore faut-il être en mesure de l’intégrer de façon cohérente. « Il ne s’agit pas de simplement ajouter un outil, mais de repenser l’organisation dans son ensemble », nuance-t-il.



Une formation pour structurer l’action

C’est dans ce contexte que s’inscrit la Certification en IA et leadership numérique de l’Institut de leadership. Le programme, l’un des plus complets sur le marché, vise à outiller les gestionnaires et les dirigeants pour qu’ils puissent mieux naviguer dans cette transformation, en s’appuyant sur l’expertise de professionnels issus du terrain.

La formation se penche notamment sur la gouvernance des données, l’intégration des technologies et leurs répercussions sur les équipes, tout en mettant l’accent sur le rôle du leadership.

Cette formation vise à outiller les gestionnaires et les dirigeants en leur offrant une compréhension globale de l’intelligence artificielle et de ses enjeux. Au-delà de l’usage quotidien des outils, elle leur permet de développer une vision éclairée afin de soutenir des décisions stratégiques et durables pour leur organisation.

Éric Paquette, président et cofondateur de l’Institut de leadership


Le parcours repose sur une double approche. « Il faut à la fois démystifier le fonctionnement de l’IA et accompagner les dirigeants dans l’évolution de leur organisation », souligne Richard Chénier. Cette combinaison permet de relier les enjeux techniques aux réalités stratégiques.



Passer de la curiosité à l’intégration

Dans la continuité de ces réflexions, un défi central se dessine pour les organisations : celui qui consiste à mieux cibler leurs enjeux d’affaires pour leur permettre de passer d’une intention à une mise en œuvre réelle et cohérente de l’intelligence artificielle.

Le programme vise justement à offrir des repères concrets pour y parvenir. « On veut augmenter le nombre de projets qui fonctionnent. Et pour ça, il faut structurer les démarches et adopter la bonne posture », résume Gabriel Tassé.


De son côté, Richard Chénier indique que l’IA représente avant tout une occasion à saisir pour les entreprises. « L’enjeu est de ne pas la percevoir uniquement comme un risque, parce qu’elle offre de réelles possibilités, explique-t-il. Bien intégrée, elle peut contribuer à améliorer la productivité et libérer les talents des tâches répétitives, afin de les mobiliser sur des missions à plus forte valeur ajoutée. »