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XTRA est une section qui regroupe des contenus promotionnels produits par ou pour des annonceurs. Les journalistes et photographes de La Presse n’ont pas collaboré à ce contenu promotionnel.
Un nouveau départ à la Place Tenaquip
Comme bien des Montréalais et des Montréalaises, Michel prévoit faire un jardin et des soirées barbecue avec ses voisins cet été. Si le sexagénaire a aujourd’hui l’espace mental pour se projeter dans l’avenir, c’est parce qu’il vit depuis un an à la Place Tenaquip, un complexe de 18 logements sociaux destinés à des personnes en situation d’itinérance ou en voie de l’être, dans l’arrondissement de Lachine.
Il y a une véritable communauté qui s’est créée à la Place Tenaquip. On vient tout juste de fonder un comité de résidents, dont je suis le responsable.
Michel, résident, Place Tenaquip
C’est à la suite d’un bête accident, survenu en 2018, que la vie de Michel a basculé. Pendant sa longue hospitalisation, des squatteurs se sont immiscés dans son appartement. « J’ai fini par tout perdre : mon logement, les photos de famille, les souvenirs, absolument tout », raconte-t-il en soulignant sa profonde reconnaissance à l’égard des intervenants de la Mission Old Brewery qui l’ont aidé à reprendre sa vie en main.
IMAGE MARTIN LAPORTE POUR MISSION OLD BREWERY
Discussion entre une intervenante et un résident
Chaque personne mérite un toit
Des histoires comme celle de Michel, l’équipe de la Mission Old Brewery en entend chaque jour. C’est pourquoi les projets de logements sociaux apparaissent non seulement comme une réponse essentielle, mais aussi comme une solution durable pour résoudre la crise du logement et celle de l’itinérance à Montréal. La clé de la réussite ? L’accompagnement psychosocial.
« Quand on a vécu dans la rue ou connu des difficultés, le retour en logement n’est pas aussi simple que ça, affirme Anne Cabaret, directrice du développement immobilier à la Mission Old Brewery. L’accompagnement permet de stabiliser les personnes et de les amener vers l’indépendance, tout en leur permettant de briser l’isolement et en leur offrant un filet de sécurité. » Elle ajoute que ce service se traduit de multiples façons, notamment par des suivis, des activités et de l’animation.
Quant à la présence d’intervenants, elle varie selon le type de projet et la complexité des situations individuelles. Elle sera plus soutenue, par exemple, dans les logements transitoires que permanents.
IMAGE VINCENT GIRARD POUR MISSION OLD BREWERY
Inauguration Place Tenaquip
L’acceptabilité sociale au cœur des enjeux
L’idée n’étant pas d’imposer quoi que ce soit aux communautés locales, l’acceptabilité sociale se révèle essentielle dans l’implantation d’un projet comme celui de la Place Tenaquip. Par ailleurs, Anne Cabaret fait remarquer que la réticence du voisinage survient souvent davantage en amont des projets que pendant leur déploiement.
Plusieurs ont des préjugés face aux logements sociaux, mais une fois les résidents installés, ça se passe très bien. En général, ils ne se rendent pas compte que ce sont des immeubles gérés par la Mission Old Brewery.
Anne Cabaret, directrice du développement immobilier, Mission Old Brewery
William Hodgson, directeur aux affaires publiques et aux relations gouvernementales à la Mission Old Brewery, fait valoir pour sa part qu’un projet de logement social signifie moins de personnes en situation d’itinérance dans l’espace public, moins de stigmatisation, moins d’isolement et moins de judiciarisation.
On veut tous la même chose : que chacun ait un toit sur la tête et puisse y rester, et une initiative comme un projet de logements sociaux avec accompagnement y participe.
William Hodgson, directeur aux affaires publiques et aux relations gouvernementales, Mission Old Brewery
Bâtir ensemble des communautés accueillantes
En s’informant sur les projets et en démontrant leur soutien, les citoyens et citoyennes peuvent tous contribuer à résoudre la crise du logement et de l’itinérance. Qui plus est, la mixité sociale apporte de la richesse aux quartiers, selon William Hodgson.
« De façon générale, les Montréalais et Montréalaises veulent faire leur part, parce que ça fait partie de la vie en ville que d’avoir des logements de toutes les natures autour. Mais étant donné l’ampleur de la crise actuelle, on comprend qu’il peut y avoir des craintes, fondées ou non. Cela dit, une fois qu’on réussit à expliquer la nature des projets, les gens réalisent que toutes les communautés gagnent à participer à des initiatives comme celles-là », conclut-il.