Chaque semaine, la cuisine où travaille Imed Mliki devient un espace d’apprentissage, où le nouvel arrivant perfectionne son français pendant ses heures de travail. Cette initiative vient de son employeur, qui participe avec son établissement au programme J’apprends le français de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM). Depuis 2016, ce programme gratuit permet aux personnes qui parlent peu ou pas le français d’améliorer leurs compétences linguistiques et de mieux s’intégrer à leur communauté.

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Qu’est-ce qu’un XTRA?

XTRA est une section qui regroupe des contenus promotionnels produits par ou pour des annonceurs. Les journalistes et photographes de La Presse n’ont pas collaboré à ce contenu promotionnel.

Entre les murs du restaurant Kapsalon, situé dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce, tous les membres de l’équipe s’efforcent d’utiliser le français pour communiquer. Il serait pourtant facile pour eux d’employer leur langue natale commune. « Mais une grande majorité de notre clientèle est francophone, explique le propriétaire de l’établissement, Jamel Mzoughi. Pour bien répondre à ses attentes, il est essentiel que nos employés, en particulier ceux qui sont en contact direct avec les clients, maîtrisent parfaitement le français. »


Pour le restaurateur, c’est aussi une question d’appartenance. « La langue reflète notre enracinement ici, sur l’île de Montréal », souligne-t-il. Originaire de la Tunisie, Jamel Mzoughi entretient d’ailleurs un lien spécial avec la langue de Molière. « Tout mon parcours scolaire s’est déroulé en français. Ma mère est professeure de français », raconte-t-il.

Je sais que, si les nouveaux arrivants veulent vraiment développer leur potentiel et s’établir durablement au Québec, la clé de la réussite passe par l’intégration, et donc par le français. Pour s’ouvrir davantage d’horizons, il faut maîtriser la langue.

Jamel Mzoughi, propriétaire, restaurant Kapsalon



Apprentissage immersif et concret

Destiné aux commerces du Grand Montréal, le programme J’apprends le français de la CCMM est une solution gratuite et accessible pour soutenir la francisation en milieu de travail. Adaptée à la réalité des petites et moyennes entreprises (PME), l’initiative est fondée sur le jumelage avec des mentores et mentors qui se déplacent directement sur le lieu de travail des personnes apprenantes.

Cette formule immersive permet aux participants d’acquérir des compétences linguistiques qui leur sont réellement utiles. Le cuisinier Imed Mliki a entrepris la formation en septembre dernier. « Ce sont des cours personnalisés et adaptés à mon travail, dit-il. J’apprends du nouveau vocabulaire et je pratique beaucoup. C’est une expérience encourageante. »

Lorsqu’un commerce investit dans les membres de son équipe, que les personnes apprenantes s’engagent et que la clientèle soutient ces démarches, le français devient bien plus qu’un outil ; il devient un levier d’intégration durable, de confiance et d’appartenance. C’est cette responsabilité collective qui permet à nos commerces de prospérer tout en contribuant activement à l’économie et à la vitalité du français à Montréal. Des parcours comme ceux d’Imed et de Jamel en sont une démonstration éloquente.

Isabelle Dessureault, présidente et cheffe de la direction, CCMM

Imed Mliki, membre de l'équipe du restaurant Kapsalon



Des résultats tangibles au quotidien

Pour l’employeur, les bénéfices d’une équipe mieux outillée sur le plan linguistique sont bien réels. « Ne serait-ce que pour lire et comprendre les consignes liées aux normes de sécurité et de salubrité », donne en exemple Jamel Mzoughi.

De semaine en semaine, ce dernier constate les progrès faits par les membres de son personnel : « Je pense notamment à Asma, la première employée qu’on a inscrite au programme. Elle a commencé à s’approprier le vocabulaire propre à la restauration, mais elle a aussi gagné en confiance quand elle parle avec les clients. »




Francisation : une responsabilité collective

La clientèle se montre également réceptive aux démarches de francisation faites par les entrepreneurs locaux. Selon un sondage Léger mené par la CCMM, 90 % de la population se dit encline à soutenir un commerce engagé dans le programme J’apprends le français.

Les fidèles du restaurant Kapsalon saluent d’ailleurs les efforts de l’équipe. « Certains clients ont même laissé des avis Google en ce sens », affirme le propriétaire. Pour les commerçants, faciliter l’accès à la francisation devient ainsi un levier stratégique.

Alors, comment peut-on encourager collectivement l’usage du français et favoriser l’intégration durable de personnes apprenantes motivées comme Imed ? D’abord en privilégiant les commerces qui participent au programme de la CCMM, généralement reconnaissables à l’affiche apposée en vitrine. Ensuite, en prenant le temps d’échanger en français avec les personnes en apprentissage, afin de renforcer leur sentiment d’appartenance et de nourrir leur confiance.


Le programme J’apprends le français, en bref

  • Chaque année, jusqu’à 250 personnes apprenantes profitent de 2 heures de formation linguistique gratuites par semaine sur leur lieu de travail.
  • Depuis les débuts, 500 mentores et mentors rémunérés ont offert un accompagnement personnalisé dans le cadre de 1 300 jumelages.
  • La formule flexible du programme permet aussi de réaliser les ateliers en groupe.