Porté par une croissance démographique soutenue et un besoin accru de mieux relier ses grands centres, le Canada se dotera d’une infrastructure de transport à la hauteur de ses ambitions. Plus qu’une occasion de moderniser des déplacements interurbains, le projet de trains à grande vitesse représente un levier extraordinaire de compétitivité, de productivité et de qualité de vie pour les décennies à venir. Coup d’œil sur ce virage hautement stratégique pour l’économie canadienne.

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Un projet d’envergure nationale

C’est à la société d’État Alto, en partenariat avec Cadence, une équipe dirigée par des entreprises canadiennes qui réunit une expertise internationale, qu’a été confiée la responsabilité de piloter le tout premier projet de trains à grande vitesse au Canada. Ce projet prévoit la création d’un corridor ferroviaire de près de 1 000 kilomètres reliant 2 métropoles ainsi que 3 capitales provinciales et nationales, dont Québec, Montréal, Ottawa et Toronto.

On parle ici du plus important projet d’infrastructure au Canada depuis la construction du réseau ferroviaire du 19ᵉ siècle et de la voie maritime du Saint-Laurent.

Marc-Olivier Ranger, chef de la direction, Politiques stratégiques et partenariats, Alto

Le système reposera sur des voies entièrement réservées et électrifiées, permettant aux trains d’atteindre des vitesses de 300 km/h ou plus. Cette infrastructure distincte des réseaux de marchandises actuels est au cœur d’une proposition de valeur qui mise sur la rapidité, la fiabilité et la fréquence.


Un moteur de croissance pour le pays

L’intérêt d’un réseau de trains à grande vitesse repose avant tout sur l’écart grandissant entre la croissance de la population située sur le corridor Québec-Toronto et la capacité des infrastructures de transport actuelles. Ce territoire concentre environ 44 % de la population canadienne, mais les infrastructures de transport n’y ont pas suivi la croissance démographique, qui s’est élevée à près de 30 % au cours des dernières décennies.

« On a atteint un point où les infrastructures existantes ne suffisent plus à répondre à la demande. Sans nouvelle capacité, on freine la mobilité, mais aussi la croissance économique », explique Marc-Olivier Ranger. Selon lui, le train à grande vitesse ne remplacera pas les autres modes de transport; il les complétera en devenant la colonne vertébrale qui reliera les réseaux urbains, régionaux et interurbains.

Quand on peut réduire de moitié les temps de trajet et garantir l’heure d’arrivée puisque les voies sont réservées, on transforme la façon dont les gens vivent, travaillent et font des affaires.

Marc-Olivier Ranger, chef de la direction, Politiques stratégiques et partenariats, Alto



Des retombées mesurables et durables

Les projections économiques associées au projet sont considérables. Alto estime que le train à grande vitesse pourrait contribuer à hauteur de 1,1 % du produit intérieur brut (PIB) annuel du Canada, soit environ 24,5 milliards de dollars. La construction générerait plus de 50 000 emplois, en plus de milliers de postes permanents liés à l’exploitation et l’entretien du réseau.

À cela s’ajoutent plusieurs gains indirects, comme la réduction de la congestion routière, la baisse des émissions de gaz à effet de serre — équivalant au retrait d’environ 100 000 voitures par année —, l’augmentation du tourisme et la diminution des accidents de la route.

C’est un projet qui stimule la productivité, ouvre de nouveaux marchés et rapproche les bassins de talents. Les retombées dépassent largement le secteur du transport.

Marc-Olivier Ranger, chef de la direction, Politiques stratégiques et partenariats, Alto

Le projet représente également l’une des plus importantes demandes en matériaux et en expertise industrielle de l’histoire récente du pays. De l’acier, de l’aluminium, du cuivre et des systèmes d’électrification seront nécessaires. « Ce projet crée une capacité industrielle qui n’existait pas encore au Canada à cette échelle. C’est un investissement dans notre savoir-faire collectif », souligne M. Ranger.


Une démarche fondée sur l’écoute et la collaboration

Actuellement en phase de développement et de préconstruction, l’initiative progresse sur plusieurs fronts, notamment sur le plan des études environnementales, de la conception des voies et des gares, de l’optimisation du tracé et de l’élaboration du cadre réglementaire. Comme cela a été annoncé en décembre dernier, le tronçon Montréal-Ottawa sera le premier à être construit, à compter de 2029-2030.

En parallèle, Alto a conclu plusieurs ententes de collaboration avec des communautés autochtones établies le long du corridor. « On veut bâtir ce projet avec les communautés, et non autour d’elles. La réussite du projet repose sur une écoute active et une collaboration continue avec les communautés autochtones, afin de garantir que leurs savoirs, leurs droits et leurs aspirations soient pleinement intégrés à chaque étape », insiste Marc-Olivier Ranger.

Une première phase de consultation publique portera sur le corridor proposé. Au début de l’année 2026, les Canadiennes et les Canadiens sont invités à participer aux portes ouvertes, aux séances d’information virtuelles et à la plateforme d’engagement en ligne afin de s’informer, de poser des questions et de faire part de leurs points de vue.