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Au-delà de l’approbation
Le parcours d’un médicament, de sa création à son accessibilité pour les patients, est complexe. Lorsque Santé Canada diffuse un avis de conformité, le médicament a déjà fait l’objet d’un processus d’examen rigoureux, ce qui garantit sa sécurité, son efficacité et sa qualité. Pourtant, cette approbation n’est qu’un début.
Pierre-Alexandre Landry, vice-président, Accès au marché, Pfizer Canada
« Le public pense souvent qu’un médicament approuvé est immédiatement accessible, mais c’est loin d’être le cas », explique Pierre-Alexandre Landry, vice-président, Accès au marché, à Pfizer Canada. « Après l’approbation fédérale, il y a plusieurs évaluations, négociations et décisions provinciales qui ont lieu avant que le médicament ne soit offert aux patients », ajoute-t-il.
Eva Villalba, directrice générale de la Coalition Priorité Cancer au Québec
Ces étapes, nécessaires pour encadrer les fonds publics, s’étirent souvent sur des mois, parfois sur des années. « Lorsqu’un traitement est offert, jugé sécuritaire et remboursé ailleurs, chaque patient devrait pouvoir y accéder sans délai. Chaque mois d’attente peut entraîner des répercussions néfastes sur sa vie et son bien-être. Les patients ne devraient pas payer le prix de la lenteur bureaucratique », fait valoir Eva Villalba, directrice générale de la Coalition Priorité Cancer au Québec.
Il faut en moyenne 598 jours pour qu’un nouveau traitement anticancéreux soit ajouté à un régime public d’assurance médicaments. En oncologie, où tout peut évoluer rapidement, chaque mois d’attente peut entraîner un coût humain immense.
Pierre-Alexandre Landry, vice-président, Accès au marché, à Pfizer Canada
Un témoignage porteur d’espoir
Pour Marie-Eve Richard-Tougas, 43 ans, cette question revêt une dimension très personnelle. Diagnostiquée une première fois avec un mélanome à l’âge de 24 ans, elle croyait que la page était enfin tournée, après des années de suivi médical. Plus récemment, à l’âge de 39 ans, un ganglion enflé à l’aine a cependant tout fait basculer. « Tous les professionnels me disaient que c’était inflammatoire, mais je sentais que quelque chose clochait », se souvient-elle. Elle a suivi son instinct et a consulté de nouveau. Le verdict a été sans appel : le cancer était de retour.
Or, cette fois, la situation était plus grave. Le mélanome s’était propagé, passant du stade 1 au stade 3. Quelques années plus tard, alors que Marie-Eve était âgée de 42 ans, on lui a découvert des métastases aux poumons, faisant passer son cancer au stade 4. « À ce moment-là, c’est très différent : j’ai mes enfants, ma carrière, ma vie bien remplie, relate-t-elle. Le choc a été immense. »
Son équipe médicale a réagi rapidement. Grâce à un traitement d’immunothérapie récemment approuvé au Canada, elle a pu être prise en charge sans délai. « J’ai eu beaucoup de chance. Si ma récidive était survenue quelques années plus tôt, ce traitement n’aurait peut-être pas été offert ici », affirme-t-elle.
Quand on est malade, on ne pense pas aux protocoles administratifs; on veut simplement que le traitement soit là, à temps.
Marie-Eve Richard-Tougas, patiente en traitement pour un cancer
En quelques mois, les résultats ont été spectaculaires. Les taches pulmonaires ont presque disparu, et Marie-Eve est capable de poursuivre ses activités quotidiennes. « Je continue à travailler; les effets secondaires sont minimes. Ce médicament m’a redonné une vie normale », dit-elle avec émotion.
Des solutions à portée de main
Pierre-Alexandre Landry croit que le système canadien pourrait être plus agile. « Le Canada a toutes les compétences nécessaires pour accélérer les processus d’approbation sans compromettre la sécurité des patients », avance-t-il. Selon lui, plusieurs améliorations sont possibles, qu’il s’agisse de réduire la redondance des étapes, de mieux coordonner les décisions fédérales et provinciales ou de permettre des évaluations parallèles plutôt que séquentielles.
Il souligne aussi que certaines initiatives préparent déjà le terrain à une amélioration. En Ontario, le programme FAST permet par exemple de financer plus rapidement certains traitements, tandis que des projets internationaux comme Project Orbis favorisent l’approbation simultanée de médicaments dans plusieurs pays.
Ces modèles démontrent qu’une collaboration plus étroite entre les gouvernements, l’industrie, les professionnels de la santé et les patients peut donner des résultats tangibles.
Pierre-Alexandre Landry, vice-président, Accès au marché, Pfizer Canada
Accélérer l’accès aux traitements
Pour Marie-Eve, il est impératif de ne pas attendre que la maladie progresse pour agir, puisque l’accès rapide à un traitement peut aider à changer un destin. Consciente de son privilège, elle est en mesure de dire que son expérience lui a ouvert les yeux sur la fragilité du système. « La prévention, la recherche, la rapidité d’accès, tout cela sauve des vies. Le système fonctionne, mais il faut qu’il avance au rythme des patients », conclut-elle.