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Transmettre une PME tout en préservant son ADN
Née de l’acquisition d’une division de CGI en 2018, SOGICA s’est imposée comme un chef de file dans la production de documents transactionnels, de marketing relationnel et de solutions numériques personnalisées. Lorsque son fondateur, Sylvain Dupras, a exprimé le souhait de passer le flambeau à quelqu’un d’autre, les acquéreurs potentiels se sont rapidement manifestés. « Il avait sur la table de très belles offres, et même de grosses offres », souligne Peter Rayes, vice-président régional des Fonds régionaux de solidarité FTQ — Montréal et Outaouais.
Au même moment, à l’interne, une relève managériale et familiale déterminée à poursuivre la croissance de SOGICA s’est formée. Grâce à l’appui des Fonds régionaux de solidarité FTQ de la région de Montréal, cinq membres de l’équipe de direction ont pu conclure une transaction et devenir actionnaires de l’entreprise. Parmi eux, la fille du fondateur, Geneviève Dupras, représente la deuxième génération à prendre part à l’aventure.
Un partenariat de longue date unit le réseau du Fonds et SOGICA, qui est un fournisseur du Fonds depuis plus de 20 ans. C’est donc une fierté de participer à une histoire à succès comme celle-ci, où une relève hybride, composée de membres de la famille et de cadres, est motivée à assurer la continuité.
Peter Rayes, vice-président régional, Fonds régionaux de solidarité FTQ — Montréal et Outaouais
Donner sa chance à la relève d’ici
Dans le cas du rachat de SOGICA, l’entrepreneur cédant a choisi de miser sur les gens en place, plutôt que de vendre au plus offrant. « De plus en plus de propriétaires d’entreprise commencent à avoir cette réflexion », observe Peter Rayes.
Les personnes qui travaillent au sein d’une PME développent souvent un fort sentiment d’appartenance à leur organisation, un attachement réciproque pour bien des dirigeantes et des dirigeants qui considèrent leur équipe comme une famille. C’est encore plus vrai à l’extérieur des grands centres urbains. « Le propriétaire d’une entreprise qui emploie 25 personnes à Buckingham, en Outaouais, par exemple, va continuer d’y vivre après la vente, illustre l’expert. Il reste enraciné dans sa communauté ; ce sont des gens qu’il croise à l’épicerie. »
La plupart des propriétaires d’entreprise ont à cœur de savoir que l’héritage qu’ils et elles ont bâti se perpétue et prospère, plutôt que voir les centres décisionnels s’éloigner de la région. « Ils pensent non seulement aux pertes d’emploi directes, mais aussi à toute l’expertise qui risque de disparaître, aux talents, au savoir-faire, à l’ingéniosité, à la recherche et développement qui seront relocalisés ailleurs », mentionne Peter Rayes.
Accompagner « pour vrai »
L’engagement et l’approche humaine du Fonds et de son réseau à l’égard des entreprises partenaires sont, selon Peter Rayes, ce qui les distingue des autres partenaires financiers. Ce dernier en sait quelque chose : dans une autre vie professionnelle, il a été chef d’entreprise, puis banquier. « Au Fonds, je sens qu’on fait quelque chose de spécial », résume-t-il.
Il n’est pas rare qu’une dirigeante ou un dirigeant l’appelle pour avoir une orientation, un conseil. « Dans certains cas, on devient actionnaire de l’entreprise, alors notre rôle consiste à accroître sa valeur, tant sur le plan de la valorisation financière que du point de vue du capital humain. On s’implique à leurs côtés pour les aider à réussir », explique Peter Rayes.
Ça veut dire qu’on investit dans les gens : on propose des cours, des formations aux entreprises, on offre du soutien et du coaching gratuitement… On se demande toujours : où peut-on apporter une réelle plus-value ?
Peter Rayes, vice-président régional, Fonds régionaux de solidarité FTQ — Montréal et Outaouais
Votre épargne propulse les PME québécoises
Peter Rayes souligne la puissance du mécanisme circulaire du Fonds de solidarité FTQ : plus de 800 000 actionnaires y épargnent, ce qui permet d’investir dans des milliers d’entreprises et, en retour, de maintenir des emplois et de dynamiser l’économie dans toutes les régions du Québec. « Cette roue, qui a commencé toute petite il y a plus de 40 ans, grossit un peu plus à chaque tour », fait remarquer l’expert.