Qu’est-ce qu’un XTRA?
XTRA est une section qui regroupe des contenus promotionnels produits par ou pour des annonceurs. Les journalistes et photographes de La Presse n’ont pas collaboré à ce contenu promotionnel.
Comment équilibrer les exigences liées à mon travail avec les réalités de ma grossesse ?
« Je me souviens d’avoir dû prendre des pauses dans ma voiture lorsque je souffrais de nausées pendant le premier trimestre de ma propre grossesse », relate Shyna Asaria.
En tant que clinicienne, elle mentionne souvent à ses patientes qu’être enceinte n’est pas qu’une expérience physique; c’est aussi un parcours émotionnel et psychologique. Entre fatigue, nausées, maux de dos, troubles du sommeil et fluctuations hormonales, il devient difficile de suivre le même tempo qu’auparavant. Cela peut provoquer de la frustration, de la culpabilité, voire de l’anxiété et la crainte d’être perçue comme moins compétente qu’avant.
Essayez de répartir vos tâches en courtes sessions et, si possible, réservez les plus exigeantes pour les moments de la journée où vous avez le plus d’énergie, selon ce que suggère la professionnelle de la santé. « Reposez-vous quand vous le pouvez, mangez des repas légers plus fréquemment pour éviter les nausées et utilisez des techniques comme la respiration profonde, les étirements ou de courtes marches pour réduire le stress », propose-t-elle.
En fin de compte, bien performer au travail pendant la grossesse ne consiste pas à en ignorer les symptômes, mais plutôt à ajuster ses attentes, à faire valoir ses besoins et à respecter les limites de son corps.
Shyna Asaria, infirmière autorisée, clinique Maven
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Quels signes de dépression ou d’anxiété post-partum dois-je surveiller, et comment distinguer l’une de l’autre ?
Contrairement au syndrome du troisième jour (plus communément appelé « baby blues »), qui est temporaire, la dépression post-partum se caractérise par un état de tristesse ou de vide persistants. Elle peut se manifester par une perte d’intérêt ou de plaisir, de la fatigue excessive, un sentiment de dévalorisation ou de culpabilité, un changement d’appétit et des difficultés à créer un lien avec le nouveau-né. « Les parents peuvent avoir l’impression de ne pas être compétents dans leur rôle ou croire que les choses ne s’amélioreront jamais », explique Shyna Asaria.
L’anxiété post-partum, quant à elle, se traduit par une inquiétude excessive, ainsi que par un sentiment de nervosité ou de peur difficiles à apaiser. Parmi les symptômes fréquents, mentionnons les pensées envahissantes, l’agitation, les troubles du sommeil et le sentiment d’être dépassé ou constamment sur le qui-vive. Les pensées associées à l’anxiété post-partum sont plus intenses et persistantes, et elles peuvent s’intensifier au point de nuire à la vie quotidienne.
Ces deux troubles sont fréquents chez les parents et peuvent être traités efficacement, surtout s’ils sont considérés de façon précoce. « Il ne faut pas en avoir honte », ajoute Shyna Asaria.
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Quels autres problèmes de santé mentale devrais‑je surveiller, et à quel moment devrais-je demander de l’aide ?
Accueillir un nouveau bébé s’accompagne d’un large éventail d’émotions, qui font toutes partie de l’adaptation normale à la parentalité. « Il est normal d’avoir certaines inquiétudes lorsqu’il est temps de s’occuper d’un nouveau-né, souligne Shyna Asaria. Quand ces sentiments deviennent beaucoup plus intenses, persistants et accablants, au point de perturber la vie quotidienne, ils peuvent indiquer un trouble de santé mentale post-partum. »
Plusieurs troubles peuvent apparaître ou s’exacerber pendant la période post-partum : le trouble obsessionnel-compulsif, le trouble panique, le trouble de stress post-traumatique, le trouble bipolaire et la psychose post-partum, qui est moins fréquente, mais qui nécessite une hospitalisation immédiate.
« Chaque trouble requiert des interventions ciblées et un traitement adapté aux symptômes et aux besoins du parent, ainsi qu’aux considérations liées à l’allaitement », résume Shyna Asaria.
Il est important de mettre en lumière la santé des femmes, de lutter contre la stigmatisation et d’ouvrir le dialogue sur les besoins spécifiques liés à la grossesse et à la santé post-partum. Les conseils d’experts peuvent permettre aux femmes de se sentir plus confiantes et de mieux prendre leur santé en main.
Jennifer Foubert, vice-présidente adjointe et cheffe, produits et croissance pour l'assurance collective à Manuvie