Dans la nouvelle série documentaire Cousu, la comédienne Karine Vanasse enfile ses habits d’animatrice pour explorer la mode aux quatre coins du monde, à travers les yeux de ceux qui la façonnent. Du Sénégal à la Belgique en passant par l’Argentine et le Maroc, cette production originale de TV5 met en lumière la créativité foisonnante de designers et d’artisans ancrés dans leur communauté.

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Proposant une immersion au cœur de villes bouillonnantes d’énergie créative, la nouvelle série documentaire nous invite à comprendre comment la mode est intimement liée aux mœurs, à la culture et à l’histoire d’un pays. « Cousu, c’est une célébration du vêtement », résume le cinéaste Julien Cadieux, qui signe la réalisation de cinq des sept épisodes. « Les vêtements que l’on porte, ça raconte quelque chose et ça parle de l’endroit où l’on vit. »

Dans l’optique d’ajouter une dimension humaine à la série, l’équipe de production a choisi de s’éloigner des grandes capitales de la mode. Plutôt que de faire un arrêt à Paris ou à Londres, Cousu braque les projecteurs sur des coins du monde ayant le vent dans les voiles. « On a essayé d’aller chercher des points de vue différents, de s’intéresser aux pays où l’on sent que quelque chose se passe », explique le réalisateur, citant en exemple la ville d’Anvers, en Belgique. « Karine avait tourné une série là-bas, et à son retour, elle nous a chaudement recommandé d’aller y faire un tour. »


Au fil des épisodes, l’animatrice part à la rencontre de designers, d’artisans, de bottiers et de grands couturiers. Elle croise même sur sa route un orfèvre et des tisserands.

Au-delà des grandes marques prestigieuses, j’avais envie d’aller à la source, de découvrir les initiatives à échelle humaine. Un vêtement, c’est vraiment plus qu’un bout de tissu. C’est une façon d’exprimer les valeurs qu’on prône et le système qu’on souhaite encourager.

Karine Vanasse, animatrice de la série Cousu


Des rencontres touchantes

Pour illustrer la passion des créateurs rencontrés, Julien Cadieux pense notamment à Maydi, une femme originaire de l’Argentine ayant longtemps travaillé à Paris. Constatant que de nombreuses grandes marques travaillaient avec des matières issues de son pays, la designer a entamé un retour aux sources. « Elle est revenue à Buenos Aires et elle a lancé sa propre compagnie », raconte Julien. « Aujourd’hui, elle travaille avec des tisserands dans le pays pour valoriser leur travail, mais aussi pour se réapproprier cette matière première. Il faut tellement de détermination pour réussir dans la mode quand on fait face à la mondialisation et à la fast fashion ! Cette passion vient beaucoup me toucher. »

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La visite de l’atelier REantwerp, en Belgique, figure aussi parmi les moments marquants de l’équipe. « Cet atelier utilise la mode comme tremplin pour les réfugiés et les nouveaux arrivants, en faisant du surcyclage avec les invendus des grands designers belges. C’était bouleversant de voir comment un vêtement peut devenir un outil d’intégration et de constater qu’à travers la mode, il y a un langage universel de communication », raconte Julien Cadieux.

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Une série comme Cousu, ça ouvre l’appétit pour le travail des créateurs. On a l’impression qu’en mode, tout a été dit et fait, mais quand on pense à l’approche de développement durable, il y a tout à faire, tout à repenser.

Julien Cadieux, cinéaste

Un projet taillé sur mesure pour Karine Vanasse

Par son grand amour pour la mode et pour les arts visuels, Karine Vanasse était la personne parfaite pour animer la série, aux yeux du réalisateur. « Karine a vraiment cette capacité rare d’être pleinement présente. Elle écoute avec son cœur. Elle est capable de capter les silences, les mots, et elle a l’instinct juste qui fait en sorte que rapidement, elle entre en contact avec les gens. »

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J’ai beaucoup apprécié cette proximité. Quand on rencontre les créateurs et les artisans, on ne peut plus consommer de la même façon.

Karine Vanasse, animatrice de la série Cousu

Doit-on être un fervent adepte de la mode pour apprécier la série Cousu ? « Pas du tout », pense Julien Cadieux. « Le but de la série, c’est de démocratiser la mode et de montrer que c’est à portée de main de tous. Ça pose aussi des questions sur nos choix de vie en général comme société. »


À voir sur la chaîne TV5 dès ce jeudi 1
er mai, à 21 h.

Premier épisode en primeur sur la plateforme TV5Unis dès maintenant.