Les comprendre, les soutenir, les outiller, les protéger. Depuis toujours, les travailleuses sociales et travailleurs sociaux (T.S.) jouent un rôle essentiel dans l’accompagnement des personnes en difficulté. Or, dans l’imaginaire collectif, leur profession demeure encore méconnue, voire sous-estimée à certains égards. En cette semaine des T.S., remettons les pendules à l’heure et démêlons le vrai du faux.

Publié le

Qu’est-ce qu’un XTRA?

XTRA est une section qui regroupe des contenus promotionnels produits par ou pour des annonceurs. Les journalistes et photographes de La Presse n’ont pas collaboré à ce contenu promotionnel.


1. On peut faire appel à un ou une T.S. pour surmonter des difficultés ou des épreuves de la vie (p. ex : stress, séparation…). Vrai ou faux ?

Vrai. Absolument ! Que ce soit pour surmonter des difficultés liées à la gestion du stress, à l’accompagnement d’un ou d’une proche en perte d’autonomie, à la perte d’un être cher ou encore à des problèmes relationnels avec son conjoint ou son ado, les T.S. peuvent offrir un accompagnement précieux. Pendant les rencontres, le ou la T.S. s’intéressera à l’histoire de vie de la personne, veillera à cerner les conditions de vie et les aspects sociaux en lien avec ses difficultés, et l’aidera à mobiliser ses forces ainsi que les ressources autour d’elle pour surmonter une épreuve ou encore traverser une période difficile ou de transition.

Le saviez-vous ?

Une grande partie des T.S. travaillent dans le domaine de la santé mentale au quotidien. Au Québec, plus de 500 T.S. sont aussi psychothérapeutes.



2. Remplir des formulaires occupe la majeure partie du temps des travailleurs sociaux. Mythe ou réalité ?

Mythe. Comme dans bien des professions, les T.S. n’échappent pas aux tâches administratives. Toutefois, il est faux de croire que leurs journées se résument à de la paperasse et à du référencement. Au quotidien, les T.S. procèdent, entre autres, à des évaluations, réalisent des interventions et élaborent des pistes de solution avec les personnes aidées. Voilà autant d’exemples qui mettent en évidence les rôles variés des T.S.

Le saviez-vous ?

Les T.S. peuvent aussi aider les personnes en remplissant certains formulaires pour elles, en les référant ou encore en les accompagnant vers de nouvelles ressources mieux adaptées à leurs besoins.



3. Le rôle des T.S. de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) consiste à placer les enfants en famille d’accueil et dans les centres jeunesse. Mythe ou réalité ?

Mythe. L’idée préconçue voulant que les T.S. de la DPJ cherchent à séparer les enfants de leur famille circule malheureusement encore. Or, c’est faux : le rôle des T.S. consiste plutôt à déterminer si la sécurité ou le développement de l’enfant est compromis après la rétention d’un signalement. Qui plus est, dans la majorité des cas, les T.S. privilégieront le suivi dans le milieu familial et le maintien des liens familiaux.



4. Il faut être aux prises avec de graves problèmes pour se tourner vers un ou une T.S. Mythe ou réalité ?

Mythe. Bien que les T.S. puissent s’avérer fort utiles en situation de crise, leur rôle demeure beaucoup plus vaste. Les T.S. sont formés pour offrir des services aux gens issus de tous les groupes d’âge et de tous les milieux économiques et sociaux qui vivent des difficultés, peu importe l’ampleur des défis rencontrés. Leur approche : intervenir de manière concrète, créative et sans préjugés auprès de tout le monde.



5. Les T.S. forcent les personnes âgées à être hébergées en centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). Vrai ou faux ?

Faux. Au contraire, les T.S. font partie des équipes de soutien à domicile qui permettent aux personnes âgées de rester le plus longtemps possible chez elles si tel est leur souhait. Ce sont des gens au dévouement inébranlable dont la mission consiste à évaluer les besoins des personnes âgées, afin de cibler les services les mieux appropriés à leur situation. À supposer que l’hébergement soit envisagé, le processus se fait dans la collaboration avec la personne concernée et ses proches.

Le saviez-vous ?

Les T.S. sont les seuls professionnels autorisés par la loi à réaliser une évaluation psychosociale pour l’ouverture d’une tutelle au majeur, l’homologation d’un mandat de protection ou la représentation temporaire du majeur inapte.



6. Il existe plus de T.S. que de psychologues au Québec. Vrai ou faux ?

Vrai. Au Québec, on compte plus de 16 000 T.S. qui travaillent en santé mentale et en relations humaines. Centres locaux de services communautaires (CLSC), groupes de médecine de famille (GMF), hôpitaux, CHSLD, centres de réadaptation, écoles, organismes publics, milieu communautaire, bureaux privés : ces précieux professionnels exercent leur profession dans de nombreux milieux de pratique.



7. Les T.S. peuvent aider une personne, un couple, une famille, un groupe et même une collectivité. Vrai ou faux ?

Vrai. Les T.S. sont en mesure d’intervenir autant auprès d’individus que de groupes ou de collectivités. Dans le cas d’une intervention de groupe, les T.S. peuvent, par exemple, mettre sur pied un groupe de parents d’enfants ayant un trouble du spectre de l’autisme, ou encore un groupe de personnes aux prises avec un problème de santé mentale, de violence ou de dépendance.

Le saviez-vous ?

Certains T.S. font de l’intervention collective pour améliorer les conditions de vie en collaboration avec les communautés, par exemple en soutenant le développement des projets de logement social pour briser l’isolement des personnes âgées.