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Qui était Paul Durocher ?
Né à Montréal en 1929, Paul Durocher a grandi pendant la Grande Dépression dans une famille modeste de neuf enfants. Le mécanicien de formation est devenu entrepreneur en série au sein d’une multitude d’industries, notamment le textile, le commerce de détail, l’entretien ménager, l’habitation, l’hôtellerie et même la finance. Il a bâti sa fortune à partir de rien et a versé des contributions (souvent anonymes) à de nombreuses causes tout au long de sa vie, dont la santé et la lutte contre la pauvreté.
Toujours soucieux d’aider les plus vulnérables, M. Paul Durocher était un homme humble et discret qui ne cherchait pas les hommages. Le caractère exceptionnel de son don ne peut toutefois être passé sous le silence.
Pascale Bouchard, présidente et directrice générale, Fondation du CHUM
Un don testamentaire à l’ampleur insoupçonnée
L’entourage de Paul Durocher comprenait qu’il était fortuné, mais « personne ne savait à quel point ni ne se doutait de sa générosité », explique son neveu Claude St-Jean. Veuf depuis une quinzaine d’années et sans enfant, l’homme d’affaires avait discrètement planifié un don testamentaire sans précédent afin d’appuyer la mission d’œuvres caritatives offrant des services essentiels à d’innombrables Québécoises et Québécois.
Trois organismes en milieu hospitalier, dont les établissements ont pris soin de M. Durocher à différents moments de sa vie, recevront ainsi chacun une somme importante, soit la Fondation du CHUM (Centre hospitalier de l'Université de Montréal), la Fondation de l’Institut de Cardiologie de Montréal et la Fondation de l’Hôpital St. Mary.
St. Mary est très honoré de recevoir ce don transformateur de M. Durocher, un geste qui témoigne de sa foi dans la mission de notre hôpital et dans les personnes qui composent notre communauté exceptionnelle.
Cynda P. Heward, présidente-directrice générale, Fondation de l’Hôpital St. Mary
La Société de Saint-Vincent de Paul de Montréal se verra quant à elle remettre des fonds pour appuyer sa capacité à poursuivre et renforcer sa mission sociale en ces temps difficiles.
D’immenses retombées pour les communautés
Au crépuscule de sa vie, Paul Durocher s’est départi d’une part importante de ses actifs et a su faire fructifier le produit de la vente afin de maximiser son legs aux fondations choisies. La santé lui tenait particulièrement à cœur, et nul doute que son geste aura des retombées sur la qualité des soins offerts par ces établissements. Des projets pour façonner la médecine de demain — mais également pour améliorer la vie de nombreuses personnes au quotidien — pourront notamment voir le jour grâce à son appui.
Ayant grandi au sein d’une famille nombreuse, dans un milieu humble et pendant la plus longue récession du 20e siècle, M. Durocher a prouvé qu’il était possible de s’élever au-dessus des obstacles socioéconomiques et de laisser une marque indélébile. Son don posthume à la Société de Saint-Vincent de Paul de Montréal aidera de nouvelles générations à se nourrir, à se vêtir et à obtenir une éducation de qualité en cette époque remplie de défis.
Avec l’inflation, de plus en plus de gens se présentent pour de l’aide alimentaire. Grâce au geste de M. Durocher, nous pourrons augmenter notre capacité de distribution pour mieux répondre aux besoins grandissants de la communauté.
Pierre Pratte, président du conseil d’administration, Société de Saint-Vincent de Paul de Montréal
L’engagement philanthropique pour un avenir meilleur
Paul Durocher s’est éteint, mais sa générosité, sa vision et ses valeurs demeurent bien présentes. Par les vies qu’il a touchées et par les fondations qu’il continue d’appuyer, l’homme d’affaires poursuit sa mission d’entrepreneur : encourager l’innovation, résoudre des problèmes, répondre aux besoins de ses semblables et améliorer leur quotidien. Son don testamentaire est une invitation à tous et à toutes de faire preuve d’altruisme au moment de mettre sur papier leurs dernières volontés, peu importe les sommes accumulées.
La philanthropie, comme la pratiquait M. Durocher, nous montre de nouvelles avenues. Sa façon de l’envisager servira de levier pour inspirer d’autres donateurs.
Alain Gignac, président-directeur général, Fondation de l’Institut de Cardiologie de Montréal