La consommation de bœuf et de veau figure souvent au cœur des débats en matière d’environnement. Les producteurs bovins utilisent-ils trop d’eau ? L’empreinte carbone de l’industrie dépasse-t-elle celle du transport ? Quelle est l’incidence des pâturages sur la biodiversité ? Voici un petit jeu-questionnaire pour vous aider à faire la lumière sur le sujet.

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Qu’est-ce qu’un XTRA?

XTRA est une section qui regroupe des contenus promotionnels produits par ou pour des annonceurs. Les journalistes et photographes de La Presse n’ont pas collaboré à ce contenu promotionnel.

VRAI OU FAUX ?

Il faut 15 000 litres (l) d’eau pour produire 1 kilogramme (kg) de bœuf.

FAUX. Il est vrai que la production bovine nécessite l’utilisation d’une certaine quantité d’eau. Toutefois, il est important de prendre en compte la méthode de calcul utilisée pour déterminer cette quantité. En effet, selon la norme internationale ISO 14046, pour analyser la consommation d’eau nécessaire à la production d’un aliment, il faudrait considérer uniquement l’eau « bleue » — c’est-à-dire l’eau « du robinet » —, sans tenir compte de l’eau de pluie, comme cette dernière est fournie naturellement. Au Québec, 94 % de l’eau utilisée dans la production bovine provient de la pluie ou de la neige, et seulement 3 % « du robinet » . Ce sont exactement 432,7 l de cette eau « bleue » qui sont utilisés dans la province pour produire 1 kg de bœuf prêt à la consommation.



VRAI OU FAUX ?

La production de bœuf au Québec nécessite moins d’eau que la même production aux États-Unis.

VRAI. Les estimations montrent qu’au Québec, il faut en moyenne 89,9 l d’eau « bleue » pour produire 1 kg de bœuf vivant. La différence est énorme avec celle de nos voisins du Sud, où l’élevage requiert de 1 214 à 1 748 l par kilogramme de poids vif.



LE SAVIEZ-VOUS ?

Les producteurs bovins canadiens multiplient les efforts pour diminuer leur empreinte carbone. Ils sont de plus en plus nombreux à adopter des pratiques toujours plus bénéfiques, par exemple une gestion du fumier plus efficace pour réduire les émissions issues de son entreposage ou de son épandage, ou encore l’utilisation de moulée locale. Leurs efforts font en sorte que la production canadienne de bœuf produit la moitié moins d’émissions de gaz à effet de serre (GES) que la moyenne mondiale.


VRAI OU FAUX ?

De manière générale, l’empreinte carbone de la production bovine québécoise est nettement supérieure à celle de toute forme de transport utilisant des énergies fossiles.

FAUX. Pour certaines personnes, il semble clair que la production animale pollue plus que le transport. Or, en se basant sur des données d’inventaire, soit ce qui sort des « pots d’échappement » des bovins et des moyens de transport, la production bovine québécoise représente dans son ensemble 1,2 % de la quantité de GES émise dans la province, alors que le transport est responsable de 42 % de ces émissions.



VRAI OU FAUX ?

L’élevage de bœufs peut contribuer au maintien de la biodiversité.

VRAI. Les terres agricoles associées à l’élevage des bovins au Québec constituent souvent naturellement des milieux très riches pour la faune et la flore. De plus en plus de producteurs sont consciencieux quant à l’idée de préserver ces milieux, si bien que plusieurs d’entre eux adoptent des pratiques efficaces pour leur entreprise et favorables à la biodiversité. Par exemple, leur gestion rigoureuse du mouvement des animaux sur leurs terres permet la régénération de leurs prairies et la protection de l’habitat d’une diversité impressionnante de plantes, d’animaux et d’insectes !



LE SAVIEZ-VOUS ?

Au Canada, les surfaces utilisées pour le pâturage de la production bovine fournissent 74 % de l’habitat dont la faune a besoin pour se reproduire, et 55 % de l’habitat qu’elle requiert pour se nourrir. La présence de bovins sur ces terres est donc importante pour conserver leur écosystème.


VRAI OU FAUX ?

La majorité des terres destinées à l’élevage bovin pourraient être utilisées pour cultiver des fruits et légumes.

FAUX. Une portion importante des surfaces agricoles utilisées pour l’élevage bovin n’est pas adaptée aux cultures destinées à l’alimentation humaine, notamment en raison de la terre ou du climat. Or, ces champs foisonnent de plantes nutritives pour les animaux qui deviennent ensuite une protéine nutritive et de qualité pour les humains.