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Selon le gouvernement québécois, l’accroissement des GES pourrait se traduire, d’ici à 2050, par une hausse des températures et une augmentation des précipitations sur son territoire.1 Les résultats possibles ? Une multiplication des feux de forêt, des inondations, des problèmes d’érosion…
1. Où en est le système énergétique du Québec en ce moment ?
À l’heure qu’il est, le Québec s’alimente à différentes sources pour répondre à ses besoins énergétiques. Cela dit, un peu plus de la moitié de l’énergie consommée au Québec provient toujours des combustibles fossiles, comme le pétrole. En effet, la majorité des véhicules qui roulent sur les routes du Québec fonctionnent avec de l’essence ou du diesel. C’est sans compter les procédés industriels qui ne peuvent pas tous être électrifiés, de même que des milliers de bâtiments qui sont encore chauffés au gaz naturel ou au mazout… « Bref, les énergies renouvelables ne représentent pas 50 % de toute l’énergie utilisée sur le territoire. Il nous reste encore du chemin à parcourir pour réussir notre transition », souligne Andrea Vallejos, coordonnatrice en modélisation énergétique au ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec.
Proportions de l’approvisionnement en énergie au Québec
2. Comment la consommation énergétique actuelle du Québec se répercute-t-elle sur ses émissions de GES ?
Les GES proviennent de sources variées (transports, industries, agriculture, etc.). S’ils peuvent être d’origine naturelle, comme la décomposition de matières organiques ou les émissions de méthane des animaux, ils proviennent également de certaines activités humaines. « Par exemple, l’énergie que nous utilisons pour alimenter nos véhicules génère des GES. Mais il faut voir cela plus largement, puisque tous les biens que nous consommons nécessitent de l’énergie pour être produits et transportés de la mine ou du champ à l’usine, de l’usine au commerce, du commerce au domicile », explique Mme Vallejos.
Le saviez-vous ?
Plus des deux tiers des GES émis au Québec proviennent des activités liées à la production, au transport et à la consommation d’énergie (pétrole, gaz naturel et charbon).
3. Au Québec, possédons-nous suffisamment d’énergie renouvelable pour remplacer les énergies fossiles ?
Malheureusement non, à l’heure actuelle. L’énergie renouvelable disponible en ce moment est toute utilisée à certaines périodes de l’année. Son utilisation croît, mais elle ne peut aujourd’hui que remplacer une fraction des 51 % d’énergies fossiles utilisées au Québec. Il faut donc faire un meilleur usage de l’énergie renouvelable à notre disposition. Comment ? Diminuer la consommation d’électricité, particulièrement pendant les périodes de pointe hivernales, fait partie des solutions. Pour une gestion responsable des ressources énergétiques, il est important que les décisions sur le développement énergétique à court, à moyen et à long terme tiennent compte de l’ensemble des dimensions : énergétique, économique, sociale, environnementale, etc. Il faut s'assurer que le développement énergétique crée de la richesse économique, soutient les cibles de décarbonation et favorise l'acceptabilité sociale.
4. Comment remplacer les combustibles fossiles qui sont actuellement employés au Québec ?
La solution réside dans l’utilisation d’une combinaison variée de sources d’énergie. Selon Hydro-Québec, la consommation du Québec doublera d’ici 2050. Il est impossible d’envisager la décarbonation de notre économie uniquement à partir de notre électricité verte, quoiqu’elle ait un rôle prépondérant.2 Électrifier l’économie de façon intégrale s’avère également irréaliste. C’est pourquoi le gouvernement du Québec analyse en ce moment les avantages et les inconvénients de différentes avenues énergétiques. Son objectif est de constituer le meilleur bouquet de sources d’énergie renouvelables et propres qui soit pour combler la demande et construire une économie verte.
5. Y a-t-il d’autres avantages à exploiter les filières énergétiques propres ?
En plus de soutenir les efforts pour atteindre la carboneutralité, le développement d’autres énergies propres permettra au Québec de diminuer son importation d’énergies fossiles. Le Québec augmentera ainsi son autonomie énergétique. La production d’énergies propres sur son territoire amènera des bénéfices économiques. Par exemple, cela aurait le potentiel de rehausser le caractère concurrentiel des entreprises locales et régionales. En effet, ajouter suffisamment d’énergies renouvelables au système permettrait d’attirer des industries internationales qui produiraient et exporteraient des biens sans avoir recours au pétrole, par exemple.
Le saviez-vous ?
Utiliser les ressources renouvelables et les matières résiduelles pour créer de l’énergie favorise l’implantation d’une économie circulaire, locale et durable. On évite alors de ponctionner de nouvelles ressources naturelles pour produire davantage. On valorise nos déchets.
1 Source : Les gaz à effet de serre (gouv.qc.ca)
2 Source : Plan d’action 2035 — Vers un Québec décarboné et prospère (hydroquebec.com)