Au premier coup d’œil, peut-être serez-vous sous le charme de cette vaste aire gazonnée ponctuée de modules de jeux modernes et d’espaces bordés de végétaux. Et si ce nouvel espace urbain dans votre quartier était en fait un parc éponge ? Lumière sur cette infrastructure verte aux multiples avantages encore méconnus.

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Qu’est-ce qu’un XTRA?

XTRA est une section qui regroupe des contenus promotionnels produits par ou pour des annonceurs. Les journalistes et photographes de La Presse n’ont pas collaboré à ce contenu promotionnel.

À lui seul — et ce, bien qu’il soit très performant —, le réseau d’égouts de la Ville de Montréal peine à fournir lorsque des pluies torrentielles surviennent. Pour accroître la résilience de la métropole face aux inondations, une diversité de mesures doit nécessairement être adoptée.

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Parc Pierre-Dansereau lors de fortes pluies

Les parcs éponges s’avèrent l’une des solutions complémentaires les plus innovantes pour soulager le réseau de façon significative et durable, en plus de rendre les quartiers plus résilients, verts et ludiques. En somme, ils permettent de faire d’une pierre deux coups : s’adapter collectivement aux changements climatiques tout en créant des milieux de vie agréables.

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Aire de jeux dans le parc Dickie-Moore

Comment fonctionnent les parcs éponges?

Les parcs éponges sont en quelque sorte des jardins de pluie qui peuvent prendre la forme d’espaces verts, de places publiques ou de terrains de loisirs. Puisqu’ils sont aménagés à un niveau plus bas que celui du sol et des rues adjacentes, les volumes d’eau causés par les pluies abondantes et le ruissellement de la rue s’y dirigent, réduisant alors les risques d’inondations.

Ces aménagements verts étant à la fois drainants et résilients, ils ne sont en aucun cas gênés par l’accumulation d’eau qu’ils reçoivent et retiennent temporairement. Lorsque la pluie cesse et que le réseau se décharge, des régulateurs relâchent l’eau dans le réseau, puis les parcs redeviennent fonctionnels.

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Parc Honoré-Mercier

Des espaces multifonctionnels

Dans un contexte urbain dense où les terrains sont dispendieux et où la population réclame des espaces verts accessibles, les parcs éponges constituent l’une des façons les plus responsables et efficientes de les utiliser. Puisque l’espace y est aménagé pour les usages de la population environ 99 % du temps et qu’il sert de bassin de rétention 1% du temps, ils sont hautement profitables pour l’ensemble des citoyens et des citoyennes. Qui plus est, l’eau qui était autrefois cachée dans des conduites souterraines se voit désormais mise en scène, multipliant alors les occasions pédagogiques, artistiques et sportives dans le parc. L’environnement urbain se trouve aussi bonifié par le rehaussement de la biodiversité ainsi que par l’aménagement plus écologique et plus naturel d’aires de plantation.

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Parc Dickie-Moore

Une solution économique

L’approche des parcs éponges présente en outre de nombreux bénéfices sur le plan économique. Le concept permet d’abord d’éviter la rétention souterraine des eaux, laquelle s’avère largement plus dispendieuse que la gestion des eaux en surface. Le fait que les parcs éponges puissent être réalisés à partir d’infrastructures vertes déjà existantes se veut également avantageux, dans la mesure où miser sur des infrastructures à vocations multiples plutôt qu’à vocation unique limite les frais encourus. Enfin, les parcs éponges permettent de prévoir et contrôler en amont les zones qui se verront inondées en cas de fortes pluies. De ce fait, cela permet, dans les secteurs sensibles et pour les bâtiments avoisinants, de réduire les risques d'inondations, lesquelles sont nécessairement dommageables et coûteuses pour la communauté.

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Parc Dickie-Moore

Une vision d’avenir

De plus en plus populaires en Europe et aux États-Unis, les parcs éponges illustrent un changement de paradigme dans la façon de s’adapter aux changements climatiques en tant que collectivité. En adoptant cette stratégie novatrice, et en plaçant cet enjeu au cœur des politiques et projets d’aménagement urbain afin de réduire les répercussions de ces changements, Montréal devient une cheffe de file en gestion intégrée et durable des eaux pluviales.

Les parcs éponges et les infrastructures vertes drainantes sur rue sont invariablement des espaces à valeur ajoutée sur lesquels les villes doivent miser pour lutter contre les changements climatiques. La Ville de Montréal a développé au cours des dernières années une expertise de pointe dans ce domaine et vise à augmenter leur implantation sur l’ensemble de son territoire.

Stéphane Brossault, chef de division, Développement urbain, à la direction de la gestion des actifs du Service de l'eau