« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », disait le grand chimiste français Antoine Laurent de Lavoisier. C’est on ne peut plus vrai dans le cas des déchets organiques. En se décomposant, ils émettent des gaz qui renferment un immense potentiel énergétique. Le contenu des bacs bruns pourrait ainsi permettre de produire du gaz naturel renouvelable, une énergie propre. Voici comment, par son savoir-faire, l’entreprise Énergir accompagne ses partenaires pour penser l’énergie autrement.

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L’urgence d’agir

Dans l’optique de freiner le réchauffement climatique mais aussi de créer de la richesse avec la réduction des gaz à effet de serre (GES) en pleine période de relance économique, le Plan pour une économie verte (PEV) constitue la politique-cadre du gouvernement pour que le Québec puisse atteindre ses cibles de réduction de GES de -37,5 % à l’horizon 2030 et ainsi tracer la trajectoire vers la carboneutralité en 2050.

La première étape est de retirer les énergies très émissives comme le charbon, le mazout et un maximum de pétrole pour favoriser les énergies propres comme l’hydroélectricité. En complément, le Plan encourage concrètement le développement de nouvelles sources d’énergie verte, comme le gaz naturel renouvelable (GNR). En effet, une fois enfouis, les déchets organiques libèrent des émanations – le méthane – qui produisent des gaz à effet de serre et contribuent au réchauffement planétaire. La production de GNR par biométhanisation des matières organiques permet donc de donner une 2e vie à nos déchets.

L’abc de la biométhanisation

Les matières organiques (résidus alimentaires et agricoles, eaux usées, etc.) sont collectées et transportées jusqu’à une usine de biométhanisation. Les matières organiques se décomposent dans un digesteur dans des conditions contrôlées. Ce processus génère un biogaz, riche en méthane, qui sera par la suite purifié afin d’être transformé en gaz naturel renouvelable. Cette énergie propre peut alors être distribuée dans le réseau gazier d’Énergir pour notamment chauffer des bâtiments et de l’eau, alimenter des procédés, etc.

La biométhanisation génère un deuxième sous-produit, le digestat, lequel ressemble à une sorte de terreau qui, grâce à sa haute teneur en nutriments, peut agir comme fertilisant permettant d’enrichir le sol. Vos épluchures de légumes retournent ainsi aux champs pour contribuer aux prochaines récoltes !

Penser l’énergie autrement à Warwick

Fondée en 2019, la Coop Agri-Énergie Warwick est la première coopérative agricole vouée à la production de gaz naturel renouvelable au Québec. Réunissant 12 producteurs et éleveurs de la région, elle transforme du lisier et du fumier de vaches laitières ainsi que des matières organiques résiduelles d’entreprises locales en énergie propre. Son complexe de biométhanisation pourra produire jusqu’à 2,3 millions de mètres cubes de gaz naturel renouvelable et entraînera une réduction des émissions de GES de 6500 tonnes par année, soit l’équivalent de retirer 1500 voitures de la route. Énergir s’est engagée à acheter la totalité de cette production de gaz naturel renouvelable pour une durée de 20 ans et à l’injecter dans son réseau de distribution.

Regardez l'épisode 1 de la websérie Penser l'énergie autrement

D’autres projets de biométhanisation municipaux ont vu le jour ou sont à venir à divers endroits au Québec. Après la mise sur pied des usines à Saint-Hyacinthe — où la première usine de biométhanisation de la province a été inaugurée en 2018 —, à Varennes et à Rivière-du-Loup, ce sont les villes de Québec, de Laval et de Montréal qui accueilleront des installations similaires au cours des prochaines années.

Un bel exemple d’économie circulaire

Au lieu d’être envoyés à l’enfouissement, les résidus organiques valorisés par la biométhanisation favorisent un nouveau cycle d’activités à valeur ajoutée pour l’environnement et la société. Le gaz naturel renouvelable ainsi produit peut être acheté par les entreprises et établissements qui souhaitent réduire leur empreinte carbone avec une énergie propre. Le digestat, matière fertilisante également issue du processus de biométhanisation, peut quant à lui être utilisé pour nourrir les champs. De plus, la vente de gaz naturel renouvelable permet de générer des revenus supplémentaires. Enfin, le déploiement de la filière de biométhanisation au Québec stimule l’économie locale et aide à développer une expertise sur les nouvelles sources d’énergie renouvelable, tout en encourageant la production locale et la création d’emplois.

Les citoyens peuvent aussi contribuer à la croissance économique de leur région et à la diversification des sources d’énergie du Québec : il leur suffit de mettre leurs restes de table dans leur bac brun !

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