Les autorités sanitaires de la Colombie-Britannique ont été inondées d'appels téléphoniques, vendredi, après qu'on eût détecté en Californie la présence d'une «minuscule» quantité de radiations provenant du Japon.

Publié le 18 mars 2011
LA PRESSE CANADIENNE

Un message enregistré suggère aux citoyens s'adressant au service provincial de la santé d'acheminer leur appel à Santé Canada ou Health Link B.C., en raison d'un nombre anormalement élevé d'appels téléphoniques.

Santé Canada est la principale organisation chargée de surveiller les niveaux de radiation au pays, ont rappelé des responsables du ministère de la Santé de la Colombie-Britannique et de l'Agence de la santé publique du Canada.

Un porte-parole de l'agence fédérale a rappelé que le message demeurait inchangé. Le Canada n'est pas menacé par la crise nucléaire en cours au Japon.

Stephane Shank a spécifié que Santé Canada disposait de nombreuses stations de surveillance à travers le pays.

Le ministère collabore notamment avec Environnement Canada pour surveiller les différentes orientations du vent qui pourrait affecter la trajectoire d'un éventuel nuage radioactif provenant du Japon, a-t-il ajouté.

M. Shank a affirmé que les informations actuelles ne permettaient pas de conclure qu'une quelconque menace plane pour les Canadiens.

Les ministères de la Sécurité publique et des Affaires étrangères s'affairent eux aussi à surveiller l'évolution de la situation. Des mises à jour régulières sont par ailleurs publiées sur leur site Web respectif.

On rapportait, vendredi, qu'une quantité minime de radiation avait été repérée en Californie, aux États-Unis, par les Nations unies. Les régulateurs de la pollution atmosphérique de l'État ont toutefois précisé qu'ils n'avaient pas enregistré une hausse du niveau de radiation.

Les autorités sanitaires des États-Unis ont elles aussi indiqué qu'il n'y avait pas de menace, tout en spécifiant que la situation était encore sous surveillance.