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Yémen: violents combats au sud de Hodeïda avant une réunion de l'ONU

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Dans cette guerre qui a fait près de 10 000 morts en plus de trois ans, une coalition dirigée par l'Arabie saoudite est intervenue au Yémen en mars 2015 pour aider le pouvoir du président Abd Rabbo Mansour Hadi à stopper la progression des rebelles Houthis qui ont occupé de vastes régions dont la capitale Sanaa.

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Crise dans le monde arabe

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Crise dans le monde arabe

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Agence France-Presse
AL-DOURAIHIMI

De violents combats ont fait jeudi 39 morts parmi les insurgés et les forces progouvernementales aux portes de Hodeïda, au deuxième jour d'une offensive pour reprendre cette ville portuaire clé au Yémen qui fait craindre une interruption de l'aide humanitaire.

Selon des sources militaires et médicales, les combats se sont déroulés à 2 kilomètres de l'entrée de l'aéroport de Hodeïda, situé à la sortie sud de cette ville, cruciale pour l'acheminement de l'aide humanitaire dans le pays en guerre.

Trois hélicoptères d'assaut Apache de la coalition menée par l'Arabie saoudite en soutien au camp gouvernemental, sont intervenus contre les insurgés, ont indiqué les sources militaires.

Les rebelles chiites Houthis ont opposé, selon ces sources, une résistance farouche aux forces progouvernementales. Leurs tireurs embusqués ont tué ou blessé de nombreux soldats, selon des secouristes.

Un correspondant de l'AFP à Al-Douraïhimi, au sud de l'aéroport, a vu des ambulances évacuer des morts et les blessés des forces progouvernementales, et des renforts loyalistes se diriger vers la ligne de front.

La question de l'aide préoccupe la communauté internationale et sera au centre d'une réunion jeudi du Conseil de sécurité de l'ONU qui craint que l'offensive en cours aggrave une crise humanitaire dans le pays, déjà qualifiée de la «pire au monde» par les Nations unies.

Le port reste ouvert

La Russie a appelé à la suspension des hostilités. «Si les combats dans cette zone causent l'interruption de l'aide alimentaire, les civils, qui font déjà face à de nombreuses privations, pourraient se retrouver au bord de la mort», a prévenu Moscou.

Dans cette guerre qui a fait près de 10 000 morts en plus de trois ans, la coalition dirigée par Riyad est intervenue au Yémen en mars 2015 pour aider le pouvoir du président Abd Rabbo Mansour Hadi à stopper la progression des rebelles Houthis qui ont occupé de vastes régions dont la capitale Sanaa.

La bataille de Hodeïda est la plus importante depuis une offensive à l'été 2015 qui avait permis aux forces progouvernementales de reprendre aux rebelles plusieurs régions du sud du pays dont Aden, la deuxième ville du pays et siège actuel du pouvoir.

Selon l'agence officielle saoudienne, les forces loyalistes ont réussi à «libérer des zones stratégiques dans le secteur d'Al-Douraïhimi et les environs de l'aéroport après avoir enfoncé les lignes rebelles».

Le grand port de Hodeïda, sur la mer Rouge, constitue un enjeu stratégique, étant le point d'entrée d'une bonne partie des importations et de l'aide humanitaire en territoire yéménite.

Le port reste ouvert en dépit de l'assaut, a indiqué à l'AFP le directeur Daoud Fadhel.

«Nous avons sept navires à quai et l'activité est normale alors que cinq autres navires attendent au large pour pouvoir entrer au port», a-t-il déclaré par téléphone à l'AFP.

Avant une réunion du Conseil de sécurité à l'initiative du Royaume-Uni qui a demandé à ce qu'elle se tienne à huis clos à midi, les deux piliers de la coalition anti-insurgés -l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis-, ont tenté d'apaiser les craintes sur l'aide humanitaire.

Des «ponts aérien, maritime, et terrestre» ont été prévus pour assurer l'acheminement de cette aide, ont-ils affirmé mercredi soir à Riyad lors d'une conférence de presse conjointe d'Abdallah al-Rabeeah qui dirige le Centre roi Salmane d'aide et de secours et Rim al-Hachémi, ministre d'État émiratie à la Coopération internationale.

Conséquences «catastrophiques»

«J'appelle toutes les parties à respecter le droit humanitaire international et à faire de la protection des civils une priorité», a déclaré mercredi le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson, après le début de l'assaut contre Hodeïda.

L'émissaire de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, a lui appelé à «la retenue en soulignant être en contact avec «toutes les parties concernées pour négocier des arrangements».

Il a reçu le «soutien vigoureux» du secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis, pour qu'il amène «à la table négociations toutes les parties du conflit», selon le porte-parole du Pentagone, Adrian Rankine-Galloway.

«Le port de Hodeïda est crucial pour la fourniture de l'aide humanitaire», a-t-il ajouté.

Mercredi, des ONG internationales ont estimé que l'assaut «aurait probablement des conséquences catastrophiques sur la population civile», dans une lettre au président français Emmanuel Macron. Elles ont dans ce contexte jugé «inconcevable» de maintenir une conférence humanitaire sur le Yémen prévue fin juin à Paris.

Mais Paris a réaffirmé son souhait d'organiser cette conférence.




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