(Mexico) Quatorze policiers ont été tués lundi dans une embuscade dans l’État de Michoacan, dans l’ouest du Mexique, a annoncé le ministère fédéral en charge de la Sécurité.

Agence France-Presse

Selon des médias locaux, les policiers ont répondu à un appel de détresse et ont été pris pour cible par des hommes armés à leur arrivée sur les lieux, dans les faubourgs de la ville d’Aguililla.

Ces hommes étaient embusqués depuis le matin à bord de véhicules blindés lorsque les policiers sont arrivés, toujours selon plusieurs médias de la région qui précisent que des menaces avaient été proférées par des groupes armés à l’encontre des autorités, en prélude à cette attaque.  

« Quatorze policiers sont morts dans l’attaque qui s’est produite dans la ville d’Aguililla », dans le Michoacan, a déclaré le ministère chargé de la Sécurité publique sur son compte Twitter.

Les responsables de la police locale ont assuré dans un message sur le même réseau social que « tout était mis en œuvre pour retrouver les auteurs » de l’attaque.

L’État de Michoacan abrite plusieurs organisations criminelles, ce qui a contribué à la prolifération de groupes d’autodéfense ces dernières années.

Le 30 août, un affrontement entre deux groupes armés avait entrainé la mort de neuf personnes et en avait blessé onze autres, dans la localité de Tepalcatepec, à 75 km de Aguililla.

Toujours en août, les corps de 19 personnes avaient été retrouvés dans la ville de Uruapan, dans le centre du Michoacan. Certaines des victimes avaient été démembrées, d’autres pendues sous un pont. Le procureur de l’État avait incriminé les gangs liés au trafic de drogues dans le secteur.

Le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a exprimé sa volonté de faire diminuer la criminalité dans son pays, depuis son élection en décembre dernier.

Il a mis en place une Garde Nationale afin de rendre à la police des responsabilités qui incombaient depuis plusieurs années à l’armée, déployée depuis 2006 dans le cadre d’une offensive généralisée contre le crime organisé.   Selon plusieurs organisations de défense des droits de l’homme, cette bataille menée par les militaires n’avait fait qu’accroître la violence dans le pays, déchiré par des rivalités entre différents cartels.

Depuis, des données officielles font état de la mort de quelque 250 000 personnes, sans qu’il soit toutefois possible de déterminer le nombre de tués dans le cadre de la lutte contre le crime organisé. Un record a été battu en 2018 avec 33 749 tués, selon ces mêmes sources.

Avec 23 063 morts jusqu’en août, il est possible qu’un nouveau record de violence soit battu pour l’année en cours.