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La grève des bus à Sao Paulo crée le chaos

Sao Paulo, ville la plus peuplée du pays... (PHOTO NACHO DOCE, REUTERS)

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Sao Paulo, ville la plus peuplée du pays avec quelque 20 millions d'habitants dans son bassin de population, connaissait sa deuxième journée de grève sur le réseau des bus.

PHOTO NACHO DOCE, REUTERS

Natalia RAMOS, Javier TOVAR
Agence France-Presse
SAO PAULO

Au moins 300 000 personnes étaient privées de transport mercredi avec la grève des chauffeurs de bus qui a occasionné un chaos logistique à Sao Paulo, ville la plus peuplée du Brésil où démarrera la Coupe du monde de football le 12 juin.

Dans d'autres parties du pays, les policiers civils ont également observé un mouvement social pour réclamer de meilleurs salaires.

A Sao Paulo, au bassin de population de 20 millions d'habitants, peu d'autobus roulaient. Certaines stations de métro étaient du coup prises d'assaut et des milliers de passagers se battaient pour accéder aux wagons, extrêmement bondés, selon des images de la presse brésilienne.

«Cette grève perturbe tous mes plans. J'ai dû sortir à 4 heures du matin pour arriver à temps au travail et maintenant pour rentrer je dois prendre le métro et le bus, ce qui me coûte plus cher et me prend plus de temps» que prendre seulement un bus, raconte à l'AFP Maria Francisca Silva, une femme de ménage de 46 ans.

Le matin, des chauffeurs de bus demandaient aux usagers de descendre du véhicule au milieu de la chaussée et les laissaient là, sur de grosses artères, craignant parfois des représailles de la part de grévistes.

Plusieurs bus avaient été incendiés mardi, quand a commencé le mouvement pour de meilleurs salaires que ceux négociés entre syndicats et patronat.

«C'est regrettable (...) une grève imprévue, qui n'a pas été annoncée, de l'irresponsabilité vis-à-vis des citoyens», a estimé sur une radio locale, Gilberto Carvalho, ministre du secrétariat à la Présidence.

La presse brésilienne a estimé à 300 000 le nombre de personnes affectées par cette grève.

«Nous ne savons pas jusqu'à quand durera cette mobilisation. Cet après-midi (mercredi), il y a une réunion et nous espérons trouver une solution», a dit à l'AFP un porte-parole de la régie des transports de Sao Paulo (SPTrans).

Selon SPTrans, 12 des 28 terminaux de bus sont fermés, surtout dans le centre et le sud de la ville, même si aucun pourcentage d'adhésion n'était disponible sur les 15 000 bus.

«Guerilla» 

Le maire de la métropole, Fernando Haddad, a âprement critiqué le mouvement qui l'a pris par surprise. «C'est une guérilla inadmissible dans la ville de Sao Paulo», a dit l'édile à la télévision Bandeirantes. Comment peut-on demander à un passager de descendre du bus, puis placer le bus en travers de la route et partir avec la clef? Il n'est pas normal qu'une minorité agisse de la sorte alors que le syndicat a conclu un accord».

La police, qui a renforcé ses patrouilles, a dispersé en matinée à l'aide de gaz lacrymogènes une petite manifestation de grévistes dans un dépôt de bus, selon le site G1.

Une enquête a été ouverte par la police civile pour déterminer si la grève est légale, a annoncé le secrétariat à la Sécurité de Sao Paulo. Les leaders de la grève ont été appelés à s'expliquer.

A l'approche du tournoi de football (12 juin-13 juillet) et des élections générales d'octobre, plusieurs secteurs connaissent des mouvements sociaux.

Dans sept États fédéraux, les policiers civils (qui s'occupent des enquêtes criminelles) ont démarré une grève de 24 heures pour exiger de meilleurs salaires et des réformes dans la politique de sécurité du pays, qui selon leur syndicat est un «chaos».

30% d'entre eux travaillaient pour assurer un service minimum. A Rio de Janeiro, les plaintes étaient traitées normalement, selon la télévision Globo News.

Un total de 16 États sur 27 soutiennent le mouvement, même si la grève n'est pas toujours le mode d'action choisi. Des marches et des assemblées ont ainsi été organisées dans les commissariats eux-mêmes, à indiqué à l'AFP le service de presse du syndicat Cobrapol.

Des manifestations à Brasilia et Rio étaient convoquées pour l'après-midi.

La police militaire (PM), responsable de l'ordre public, ne s'est pas solidarisée avec le mouvement. La loi lui interdit de faire grève, même si cette norme n'est pas toujours respectée.

La semaine dernière, une vague de pillages de commerces a secoué Recife (nord-est) à la suite d'une grève partielle de la police militaire dans cette ville hôte du Mondial. 




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