Des hélicoptères ont évacué mercredi 600 touristes bloqués par la pluie au Pérou près des ruines incas du Machu Picchu et des centaines d'autres attendaient leur tour, a annoncé le Premier ministre Javier Velasquez.

AGENCE FRANCE-PRESSE

«Nous avons évacué 600 touristes et il y en a encore près de 1 500 toujours au Machu Micchu», a déclaré le Premier ministre à la presse, précisant que 200 autres pourraient être tirés d'affaire avant la nuit.

Une dizaine d'hélicoptères participent à ce pont aérien sans précédent dans le pays andin, mais «les pluies persistantes qui s'abattent sur la région de Cuzco (sud-est) retardent le sauvetage», selon M. Velasquez.

Environ 50 Américains ont été évacués par hélicoptère mais 400 se trouvent encore dans la région touchée, a indiqué mercredi le porte-parole du département d'État Philip Crowley.

«Pour le moment, je ne pense pas qu'ils risquent quoi que ce soit, mais naturellement, quand le temps se calmera, nous voulons les faire descendre le plus rapidement possible», a-t-il dit.

«C'est une saison des pluies. On le savait, mais cette année c'est pire que d'habitude», a raconté au journal uruguayen El Pais, Virginia Bellon, prise au piège dimanche à Aguas Calientes, village situé en contrebas du Machu Picchu.

La voie ferrée entre Aguas Calientes et Cuzco, la première grande ville, a été endommagée et demeure coupée.

«Il y a des gens qui sont installés dans un train à la gare, d'autres dans des tentes, sur la place ou dans le village. Pour certains il y a des matelas, pour d'autres non», ajoute Mme Bellon, précisant que le prix d'une nuit d'hôtel était passée de 7 à 17, voire à 24 dollars.

Les autorités sont inquiètes pour les routards suivant le «chemin de l'inca», une autre voie d'accès au Machu Picchu empruntée à pied pendant plusieurs jours, pour avoir l'exclusivité d'admirer le site le plus touristique d'Amérique latine au lever du jour.

Deux personnes sont déjà mortes sur ce «chemin» fermé lundi, une touriste argentine et un guide. Le Premier ministre n'a pas précisé le nombre de personnes s'y trouvant, mais les autorités régionales avaient évoqué le chiffre de 670 mardi.

Des touristes chiliens bloqués à Aguas Calientes avaient dénoncé une discrimination à l'égard des Latino-Américains, les Européens et Américains ayant pu partir en premier, certains ayant payé 500 dollars ou présenté de faux certificats médicaux pour monter dans un hélicoptère.