La quatrième édition du sommet des communautés indigènes des Amériques s'est achevée dimanche à Puno, dans le sud-ouest du Pérou, sur une proposition de création d'une Union mondiale des nations indigènes, sorte de «Nations unies» des autochtones.

Puno AGENCE FRANCE-PRESSE

Cette organisation sera destinée à diffuser leur vision du monde et défendre leur identité. Son principe a été approuvé par les près de 5000 délégués d'ethnies natives du continent, du Canada à la Patagonie, qui entendent ainsi étendre leur lutte à l'échelle internationale.

Au cours des trois jours du sommet sur l'altiplano péruvien, de premiers liens ont d'ailleurs été tissés avec un représentant de la Conférence des nations sans Etat d'Europe, qui regroupe différentes minorités du Vieux continent, afin d'établir une «alliance stratégique».

Une autre idée qui a émergé à ce sommet est la mise en place d'«Etats plurinationaux» pour faire face à la crise de l'Etat-Nation, promu par les pays occidentaux.

Ces entités reconnaîtraient les droits et la diversité des peuples indigènes dans les Constitutions de chaque pays, sans que cela ne soit une forme de séparatisme, a expliqué Miguel Palacin coordinateur général du sommet.

Les délégués se sont également une nouvelle fois prononcé en faveur de modèles alternatifs de développement, mais ils n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur la stratégie à adopter face aux multinationales exploitant les ressources de terres «ancestrales» amérindiennes.

Certains membres du mouvement indigène, émietté avec environ 400 groupes identifiables en Amérique latine représentant 40 millions de personnes (10% de la population), prônent la négociation, d'autres l'affrontement.