Dans un message adressé en avril 2015 au Comité national du Parti démocrate, l'adjointe du directeur de campagne d'Hillary Clinton a émis le souhait que le Parti républicain choisisse Donald Trump, Ted Cruz ou Ben Carson comme candidat à la présidence.

Publié le 10 oct. 2016
Richard Hétu

«Nous devons contribuer à rehausser le profil de ces candidats afin de les aider à devenir les leaders du groupe et dire à la presse de les prendre au sérieux», a écrit Marissa Astor, l'adjointe de Robby Mook.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le voeu du camp Clinton a été exaucé. Selon le message d'Astor, Trump était le choix qui correspondait le plus aux «meilleurs intérêts» de Clinton.

Le message d'Astor fait partie de la nouvelle vague de courriels du président de la campagne de Clinton, John Podesta, qui ont été publiés aujourd'hui par WikiLeaks.

Les documents piratés révèlent par ailleurs l'inquiétude de l'équipe de Clinton face à la possibilité d'une candidature présidentielle de Joe Biden et à la popularité inattendue de Bernie Sanders.

«[Notre] message doit être plus positif, plus optimiste», a écrit un stratège à Podesta après la victoire de Sanders lors de la primaire du New Hampshire. «Bernie dit que nous pouvons changer le monde. [Le message de Clinton] est 'Non, nous ne le pouvons pas parce que...'»

Un échange de courriels évoque d'autre part la stratégie de l'équipe de Clinton pour gérer la controverse soulevée par un article du New York Times publié en avril 2015 qui explorait un lien présumé entre des dons versés à la Fondation Clinton et la société minière Uranium One.

«Nous devrions déployer des porte-parole pour attaquer le NY Times qui a écrit des 'milliers' de mots tout en admettant dans sa propre histoire qu'il n'y avait aucun lien», a écrit Joel Benenson, actuel stratège de l'équipe de Clinton à la responsable d'une boîte de communications démocrate.

Vendredi dernier, WikiLeaks a publié des courriels de Podesta contenant des extraits des discours rémunérés de Clinton devant divers groupes, dont des banquiers de Wall Street, comme je le soulignais dans ce billet.

Le renseignement américain attribue au gouvernement russe le piratage de documents appartenant à des groupes ou des responsables démocrates.