(New York) Les prix du pétrole ont abandonné une partie de leurs gains lundi après avoir touché des niveaux inédits en plus de deux ans.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août a fini à 72,86 dollars à Londres, en hausse de 0,24 % ou 17 cents par rapport à la clôture de vendredi.

À New York, le baril de WTI pour le mois de juillet a reculé de 0,04 % ou 3 cents, à 70,88 dollars.

Le Brent (73,64 dollars) et le WTI (71,78 dollars) avaient atteint en cours de séance des plus hauts depuis respectivement mai 2019 et octobre 2018.

Les cours sont redescendus en deuxième partie de séance américaine alors que le marché semblait porter son attention sur la prochaine réunion de politique monétaire de la Banque centrale américaine (Fed), qui débute mardi.

Les investisseurs attendent de savoir si la Fed va envoyer des signaux sous-entendant un durcissement de sa politique monétaire, qui pourrait avoir un impact sur le prix du dollar, et donc sur celui de l’or noir, libellé dans la devise américaine.

Plus tôt dans la journée, le pétrole avait continué de profiter de données publiées vendredi par l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui a prévu dans son dernier rapport mensuel que la demande mondiale de pétrole devrait dépasser les niveaux d’avant la pandémie d’ici la fin de 2022.

Elle devrait être de 100,6 millions de barils par jour au quatrième trimestre de l’an prochain, un peu plus que le précédent pic atteint au quatrième trimestre de 2019, juste avant le début de la crise de la COVID-19.

Ces données sont logiquement « perçues comme positives par les investisseurs », estime Naeem Aslam, d’Avatrade.

La veille, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) avait également partagé des prévisions optimistes pour cette année, tablant sur une accélération de la reprise de la demande pétrolière au cours du deuxième semestre.

Le marché doit cependant « garder à l’esprit les négociations en cours sur l’accord nucléaire entre les États-Unis et l’Iran », rappelle M. Aslam.

Téhéran « est capable d’augmenter son offre de pétrole dans un laps de temps relativement court », a-t-il continué, « ce qui pourrait entraîner un recul significatif des prix mondiaux du pétrole ».

L’industrie pétrolière iranienne est soumise à embargo par les États-Unis, mais une amélioration des relations entre Washington et Téhéran pourrait conduire à l’allègement de ces sanctions et donc à l’arrivée sur le marché d’un volume important d’or noir.