Ukraine: «grave préoccupation» d'Obama et de dirigeants européens

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Née en novembre de la volte-face du pouvoir, qui a renoncé à un rapprochement avec l'UE pour signer un accord avec Moscou, la contestation ukrainienne s'est depuis muée en révolte contre le président Ianoukovitch. Une crise qui plonge l'Ukraine au bord de la guerre civile, alors que les affrontements entre opposants et forces de l'ordre ont fait des dizaines de morts et des centaines de blessés. »

Agence France-Presse

Barack Obama et les dirigeants européens, avec lesquels le président américain s'est entretenu au téléphone samedi matin sur la situation en Ukraine, ont réaffirmé leur «grave préoccupation devant la violation claire du droit international par la Russie».

Les dirigeants ont également réaffirmé leur «soutien à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de l'Ukraine», a indiqué samedi la Maison-Blanche dans un communiqué.

Le président américain, en week-end à Key Largo en Floride (sud-est), a appelé les premiers ministres britannique David Cameron et italien Matteo Renzi, ainsi que le président français François Hollande.

Il a également tenu une conférence téléphonique avec la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite, et ses homologues letton Andris Berzins, et estonien Toomas Hendrik Ilves.

Tous les dirigeants sont tombés d'accord sur la «nécessité pour la Russie de ramener ses troupes vers leurs bases, d'accepter le déploiement d'observateurs internationaux en Crimée, et de convenir rapidement de la formation d'un groupe de contact» pour un dialogue entre l'Ukraine et la Russie, indique la Maison-Blanche.

Le projet de référendum proposé en Crimée «est une violation de la constitution ukrainienne», ajoutent les dirigeants selon qui «toute décision sur l'avenir de l'Ukraine doit inclure le gouvernement de Kiev».

Ils ont insisté sur le fait que «la violation continue par la Russie du droit international l'isolerait de la communauté internationale», poursuit la Maison-Blanche.

À l'issue de cette conversation téléphonique, la présidence française a annoncé de son côté que la France et les États-Unis envisageaient de prendre, «faute de progrès» vers la sortie de crise en Ukraine, «de nouvelles mesures» visant la Russie.




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