Les partisans de Trump ne sont pas prêts à reconnaître les résultats du scrutin

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Des partisans de Donald Trump lors d'un rallye à St. Augustine, en Floride, lundi dernier.

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Jonathan Lemire, Emily Swanson
Associated Press
Charlotte

Les allégations de fraude électorale martelées par Donald Trump se sont enracinées chez ses partisans, pour qui la victoire de Hillary Clinton ferait naître de sérieux doutes quant à la légitimité des résultats du scrutin, révèle un sondage Associated Press-GfK.

Seuls 35% des sympathisants du candidat républicain disent qu'ils accepteront probablement les résultats de l'élection si Mme Clinton accède à la Maison-Blanche, contre 64% qui affirment qu'ils s'en méfieraient sans doute.

D'autre part, 69% des partisans de l'ancienne secrétaire d'État se disent prêts à accepter l'arrivée de Donald Trump au pouvoir. Cependant, 30% d'entre eux manifestent une réticence face à cette idée.

Au total, 77% des électeurs probables disent qu'ils reconnaîtront le résultat du vote, même si Donald Trump en sort gagnant. À l'opposé, 70% des Américains qui se rendront sûrement aux urnes, le 8 novembre, adoptent la même position face à l'éventuelle victoire de la candidate démocrate.

Lors du troisième et ultime débat présidentiel, l'ex-vedette de téléréalité a refusé de dire s'il allait reconnaître ou non les résultats du dépouillement. «Je garde le suspense», avait-il répondu en souriant au modérateur.

Cet affront à la transition pacifique du pouvoir - un élément central de la démocratie américaine - lui a attiré bien des critiques, mais n'a pratiquement pas fait sourciller sa base partisane.

«Bien sûr, je crois que c'est truqué, et bien sûr je n'accepterai pas les résultats, a lancé Mike Cannilla, un électeur de Staten Island. Ça vient d'en haut: Obama essaie de prendre contrôle du pays, il cache tous les crimes de Hillary et il manipule les médias pour faire perdre Trump.»

«Notre seule chance, le 9 novembre, c'est si l'armée développe une conscience et prend les choses en main», a avancé le sympathisant républicain de 53 ans.

Bien qu'il y ait eu quelques cas isolés de fraude électorale aux États-Unis, aucune preuve ne permet d'affirmer - comme le répète M. Trump - qu'il s'agit d'un problème répandu. Un professeur de la faculté de droit de Loyola, à Los Angeles, n'a trouvé que 31 cas d'usurpation d'identité sur un milliard de bulletins de vote remplis entre 2000 et 2014 à travers le pays.

Par ailleurs, 40% des partisans de M. Trump disent avoir peu ou aucune confiance en l'exactitude du décompte des voix. Du côté des sympathisants de Mme Clinton, 79% des électeurs sondés ont déclaré avoir beaucoup ou assez confiance en la justesse des résultats. Plusieurs d'entre estiment que le magnat de l'immobilier devrait exprimer son soutien au système électoral même s'il est défait.

Le sondage Associated Press-GfK a été mené en ligne auprès de 1546 adultes, dont 1212 électeurs probables, du 20 au 24 octobre. L'échantillon a été tiré d'un panel de GfK, qui est conçu pour être représentatif de la population américaine. La marge d'erreur pour tous les répondants est de plus ou moins 2,75 points de pourcentage et celle concernant les électeurs probables, de plus ou moins 3,1 points de pourcentage.

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