Donald Trump lie immigration et terrorisme

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Des partisans de Donald Trump accueillent le candidat républicain au Germain Arena, à Fort Myers, en Floride.

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Ivan Couronne
Agence France-Presse
Fort Myers

Rejetant les appels au calme du président Barack Obama et d'Hillary Clinton, Donald Trump a sonné l'alarme lundi sur la menace terroriste après l'attentat de New York du week-end, appelant les Américains à se préparer à d'autres attaques.

À 50 jours du scrutin présidentiel, le candidat républicain à la Maison-Blanche se veut l'homme du «bon sens» face à la naïveté ou au manque de poigne supposé de Barack Obama dans la lutte contre la menace djihadiste, inscrivant les succès du groupe État islamique au bilan du président et d'Hillary Clinton, qui dirigea la diplomatie américaine de 2009 à 2013.

Selon Donald Trump, la solution passe par un verrou migratoire afin de stopper l'immigration en provenance de certains pays considérés par lui comme dangereux, comme la Syrie, et par l'autorisation du profilage par la police aux États-Unis afin d'agir préventivement contre les loups solitaires.

«Nos polices locales savent qui sont ces gens, mais ils ont peur d'agir de peur qu'on les accuse de faire du profilage», a affirmé Donald Trump, revenant à un thème déjà promu après l'attentat contre le club gai d'Orlando en juin (49 morts). Il a fait valoir qu'en Israël, «ils font du profilage».

Quant à l'immigration, comme pour le cas d'Omar Mateen, le tueur d'Orlando qui était d'origine afghane, Donald Trump a mis en cause l'accueil de l'homme suspecté d'avoir posé plusieurs bombes à New York et dans le New Jersey ce week-end, dont celle qui explosa à Manhattan (29 blessés): «Une nouvelle fois, on nous avait dit qu'une personne était ok mais elle s'est révélée être un terroriste», a-t-il écrit sur Twitter. «Comment est-il passé entre les mailles du filet?»

Le suspect, Ahmad Khan Rahami, a été arrêté lundi après une fusillade dans le New Jersey. C'est un Afghan de 28 ans, naturalisé américain.

«Nous avons été faibles, notre pays a été faible. Nous avons laissé entrer des dizaines de milliers de personnes», a martelé Donald Trump sur Fox News.

L'attentat a figuré en bonne place du grand rallye à Fort Myers, en Floride, où le candidat a atterri en milieu d'après-midi à bord de son avion personnel.

«La doctrine Obama-Clinton consistant à ne pas prendre l'EI au sérieux a galvanisé les terroristes du monde entier», a-t-il déclaré dans un communiqué. «Ils espèrent qu'Hillary Clinton sera élue présidente pour pouvoir continuer leur sauvagerie meurtrière».

«N'ayons pas peur» 

Hillary Clinton a tenté de projeter à l'inverse l'image d'une dirigeante flegmatique. Alors que Donald Trump s'est vanté d'avoir instinctivement su que l'explosion de samedi soir était un attentat, la candidate démocrate a multiplié les mises en garde, appelant au sang-froid et à ne pas céder à l'hystérie sécuritaire et xénophobe.

«Souvenez-vous que des millions et des millions d'Américains sont des citoyens naturalisés venus du monde entier. Il y a des millions d'Américains musulmans pacifiques et qui n'ont aucun problème avec la loi», a-t-elle dit lors d'un point presse.

Mais l'argument de l'expérience, tant avancé par Hillary Clinton, 68 ans, ne s'est pas révélé être l'argument-massue rêvé par les démocrates contre le milliardaire républicain, pourtant complètement néophyte en matière de sécurité nationale et de diplomatie.

Les électeurs sont partagés sur qui des deux candidats à la Maison Blanche sera le plus efficace face à la menace terroriste: 46% des électeurs font plus confiance à Hillary Clinton, 45% à Donald Trump, selon un sondage Fox publié avant les événements du week-end.

«Je suis la seule à avoir été associée à des décisions difficiles» visant à éliminer les terroristes, a-t-elle déclaré. «Surtout, je veux dire aux Américains, soyons vigilants, n'ayons pas peur».

Afin de rappeler aux électeurs son aisance parmi les grands de ce monde, Hillary Clinton rencontrera lundi les présidents égyptien Abdel Fattah al-Sissi et ukrainien Petro Porochenko, ainsi que le Premier ministre japonais Shinzo Abe. Ces dirigeants se trouvent tous à New York pour l'Assemblée générale des Nations unies.

Donald Trump, qui habite à New York non loin du siège de l'ONU, n'a pas voulu rester en marge. Il verra lui aussi le président égyptien lundi.

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