Un ex-commandant ne croit pas aux «solutions harmonieuses» du PLC

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Un peshmerga - un combattant kurde - monte la garde contre le groupe État islamique alors que le soleil se lève sur Sinjar, en Irak.

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La Presse Canadienne
OTTAWA

Peu importe le nombre de « solutions harmonieuses » au Canada, le pays doit saisir que la réalité à l'échelle mondiale est que des gens continuent de semer la mort, a affirmé l'ancien commandant des forces spéciales canadiennes.

Les propos incisifs du lieutenant-général à la retraite Mike Day ont été tenus alors que le gouvernement Trudeau évalue ses options pour la révision grandement attendue de sa politique de défense, qui déterminera la suite des choses pour l'armée.

M. Day a fait référence aux « solutions harmonieuses », l'expression clé non officielle de la campagne libérale, à la fin d'un discours à la conférence de l'Institut Mackenzie sur les conflits futurs, mercredi, à Ottawa. Il a dit être plutôt « cynique » quant à la nature humaine. « Des gens continueront de semer la mort et nous devrons être prêts ».

Le lieutenant-général à la retraite a affirmé que les affrontements futurs seraient désordonnés, mal définis et alimentés par les changements climatiques et les virages dans la démographie mondiale. Ces situations ne seront pas claires ou faciles, et nécessiteront probablement des « décennies d'engagement ».

Sa présentation a mis en lumière les défis du nouveau gouvernement alors que celui-ci tente de déterminer comment défendre le pays, mais aussi comment agir avec une « conviction responsable » - expression utilisée par le ministre fédéral des Affaires étrangères, Stéphane Dion - sur la scène internationale.

Comme les pompiers

Le commandant des forces navales, le vice-amiral Mark Norman, a argué lors de la conférence que l'incertitude mondiale requérait que l'armée soit prête à tout, à l'image d'un service des incendies. M. Norman s'en est pris à la « perception » selon laquelle les forces navales étaient trop « ambitieuses » en termes de demandes d'approvisionnement.

« Nous devons combattre ouvertement et fortement la perception que nos demandes sont en quelque sorte plaqué or - ou que nous demandons d'une certaine façon pour une Rolls Royce, alors que nous pourrions vivre avec une Toyota Camry », a illustré celui qui deviendra le deuxième plus haut placé des Forces canadiennes dans trois mois.

Les libéraux n'ont pas encore lancé formellement l'examen et les consultations publiques - ayant fait l'objet d'une promesse lors de la récente campagne électorale -, mais ont affirmé que l'exercice serait complété d'ici la fin de l'année.

Bien que certaines portions de la présentation de M. Day aient semblé railler les « solutions harmonieuses » des libéraux, d'autres ont plutôt été en phase avec les positions du nouveau gouvernement, particulièrement sur l'importance de défendre le territoire canadien plutôt que de lancer des missions expéditionnaires.

M. Day s'est aussi demandé s'il y avait des capacités de service dispendieuses dont le pays pourrait se passer - maintenant ou dans l'avenir.

« Lorsque nous allons outre-mer, acceptons le fait que nous n'avons pas à arriver au "party" avec le gâteau, le champagne, les croustilles et tous les artifices », a déclaré M. Day.

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