Les États-Unis vigilants sur d'éventuels abus de l'armée à Tikrit

Tikrit, ville natale de Saddam Hussein, a été... (Photo Ahmed Saad, Reuters)

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Tikrit, ville natale de Saddam Hussein, a été reprise mardi par les forces de sécurité irakiennes.

Photo Ahmed Saad, Reuters

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse
WASHINGTON

Les États-Unis surveillent «de près» les forces irakiennes à Tikrit, où, selon certaines informations, elles pourraient avoir commis des violations des droits de l'homme lors de la reprise de la ville aux djihadistes, a annoncé un responsable militaire américain jeudi.

Pour l'heure, il n'y a «pas de certitude» quant à d'éventuelles exactions commises par les forces irakiennes et leurs alliés pendant la bataille de Tikrit, a indiqué à la presse cette source haut placée au Pentagone qui a souhaité garder l'anonymat.

Mais «nous allons être très vigilants à ce sujet» pendant les opérations menées par l'armée irakienne pour sécuriser la ville située à 160 km au nord de Bagdad.

Tikrit, ville natale de Saddam Hussein, a été reprise mardi par les forces de sécurité irakiennes aidées par des milices chiites liées à l'Iran et soutenues par des frappes de la coalition internationale dirigée par les États-Unis. Elle était depuis près de 10 mois sous contrôle des djihadistes du groupe Etat islamique (EI).

Or, jeudi Amnesty International a indiqué qu'elle enquêtait sur des violations des droits de l'homme qu'auraient commises les forces de Bagdad et leurs alliés.

«Nous enquêtons sur des informations selon lesquelles un grand nombre d'habitants ont été capturés début mars et dont ont est toujours sans nouvelles et sur d'autres faisant état d'attaques contre des maisons ou des commerces d'habitants qui ont été détruits à l'explosif ou incendiés après leur pillage par les miliciens», a indiqué à l'AFP une responsable de l'organisation de défense des droits de l'homme basée à Londres, Donatella Rovera.

Les Irakiens «doivent bien comprendre qu'ils seront tenus responsables de tout ce qui pourrait se passer après l'opération de Tikrit», a souligné de son côté le haut responsable américain.

Le gouvernement de Bagdad, dominé par les chiites, devra respecter les droits des habitants sunnites, en majorité à Tikrit, et leur fournir rapidement une assistance humanitaire, a-t-il martelé.

«Nous les observons de très près. Une fois que la ville sera totalement sous le contrôle du gouvernement central, (il devra) respecter ses engagements», a encore indiqué cette source.

Après Tikrit, les opérations militaires devraient se concentrer sur Baïji, une ville plus au nord, selon ce responsable.

Cette prochaine opération est «cruciale en raison de la présence de la raffinerie de Baïji, qui est très importante pour l'économie irakienne», a-t-il expliqué.

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