L'espion qui a aidé trois Britanniques à rejoindre l'EI serait un Syrien

Les trois adolescentes, Shamima Begum, 15 ans, Kadiza... (IMAGE TIRÉE D'UNE VIDÉO, REUTERS)

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Les trois adolescentes, Shamima Begum, 15 ans, Kadiza Sultana, 16 ans, et Amira Abase, 15 ans, ont quitté Londres le 17 février, pour se rendre à Istanbul.

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Associated Press
ANKARA

La télévision turque a diffusé vendredi une vidéo qui montrerait trois adolescentes britanniques rejoignant les rangs du groupe armé État islamique en Syrie, possiblement avec l'aide d'un individu à la solde des services secrets canadiens.

La chaîne A Haber affirme que les images ont été tournées à Gaziantep, le long de la frontière entre la Turquie et la Syrie. L'homme a plus tard été épinglé par les forces de l'ordre turques.

Un dirigeant turc a indiqué sous le couvert de l'anonymat que la vidéo a été fournie par la police, mais il n'a pas offert plus de détails.

Les autorités turques affirment que l'homme travaille pour le compte des services de renseignements d'un pays membre de la coalition contre le groupe État islamique, sans identifier publiquement ce pays.

Vendredi, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a dit que l'homme est un citoyen syrien.

Dans la vidéo, l'individu explique aux adolescentes qu'elles seront en Syrie d'ici une heure.  Les trois filles - Shamima Begum, 15 ans, Kadiza Sultana, 16 ans, et Amira Abase, 15 ans - ont quitté le Royaume-Uni à destination de la Turquie le mois dernier. Elles auraient ensuite traversé la frontière avec la Syrie.

CBC News rapporte depuis Istanbul que l'homme se nomme Mohammad Al Rashed, un Syrien qui se fait aussi appeler docteur Mehmet Resit. D'après la CBC, un témoin a raconté aux autorités turques que l'homme aurait prétendu travailler pour le SCRS et qu'il visitait occasionnellement l'ambassade canadienne en Jordanie pour y transmettre les informations recueillies.

La Turquie et le Royaume-Uni s'attribuent mutuellement la responsabilité de cette situation.



L'agent a filmé les images lui-même, selon le quotidien Sabah. Les trois jeunes filles n'y sont que partiellement visibles et portent toutes le voile islamique. L'homme leur parle dans un mélange d'anglais et d'arabe.

«Allons-y ma soeur! Va vers cette voiture...» dit l'homme pendant le chargement des bagages. «J'oublie de vous donner les passeports», ajoute-t-il dans un éclat de rire, avant d'assurer aux jeunes filles qu'il n'y a qu'une heure de voiture jusqu'à la frontière syrienne.

D'autres images montrant le même homme, barbu et muni de lunettes, comparaissant devant un juge, ont été diffusées.

M. Cavusoglu avait annoncé jeudi que son pays avait arrêté une personne «ayant aidé les trois adolescentes britanniques à passer en Syrie» depuis la Turquie, et d'ajouter que le pays en question pour lequel il travaillait n'était ni les États-Unis ni un pays de l'Union européenne.

Le journal turc Milliyet a affirmé vendredi que cet agent était de nationalité canadienne, mais cette information a été démentie dès jeudi par Ottawa où une source officielle a indiqué à l'AFP que «l'individu n'était pas un citoyen canadien» ni «un employé du SCRS», les services de renseignement extérieurs du Canada.

Le quotidien Sabah a maintenu que le Syrien travaillait pour les renseignements canadiens.

Trois amies proches, Kadiza Sultana, 16 ans, Shamina Begum et Amira Abase, toutes deux âgées de 15 ans, ont pénétré en Syrie le 17 février après avoir voyagé en avion de Londres à Istanbul. Elles s'étaient rendues en bus jusqu'à la ville turque de Sanliurfa, près de la frontière syrienne, selon l'enquête turque.

La Turquie avait reproché aux autorités britanniques d'avoir tardé à annoncer le départ des trois adolescentes de leur territoire.

Elle a souligné avoir besoin de recevoir de telles informations avant l'arrivée sur son territoire pour pouvoir endiguer le flot de candidats souhaitant rejoindre les rangs du groupe jihadiste État islamique.

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