Égypte: Poutine n'a pas à choisir le futur président, soulignent les États-Unis

Une affiche montrant le général Abdel Fattah al-Sissi.... (Photo Khaled Desouki, Agence France-Presse)

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Une affiche montrant le général Abdel Fattah al-Sissi.

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L'Égypte sous tension
L'Égypte sous tension

Notre dossier sur le soulèvement populaire qui secoue l'Égypte. »

Agence France-Presse
Washington

Les États-Unis ont prévenu jeudi qu'il n'était pas du ressort du président russe Vladimir Poutine de choisir le futur président en Égypte, après que le chef du Kremlin eut apporté son soutien au maréchal Abdel Fattah al-Sissi pour la présidentielle.

Washington a aussi affirmé qu'un éventuel rapprochement entre Le Caire et Moscou ne nuirait pas aux relations «historiques» entre l'Égypte et les États-Unis, victimes pourtant d'un sérieux coup de froid depuis des mois.

«Bien sûr, nous ne soutenons pas de candidat et je ne crois pas, très franchement, que ce soit aux États-Unis ou à M. Poutine de décider qui doit gouverner l'Égypte. C'est au peuple égyptien de décider», a déclaré une porte-parole du département d'État, Marie Harf.

Elle était interrogée après que le président Poutine eut exprimé publiquement son appui à l'homme fort de l'Égypte, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, en visite à Moscou.

«Ce n'est pas à nous d'approuver un candidat et vraiment à personne d'autre en dehors de l'Égypte», a insisté Mme Harf, lors de son point de presse quotidien.

Selon des images de la télévision russe, M. Poutine a déclaré au maréchal Sissi: «Je sais que vous avez pris la décision de présenter votre candidature à la présidentielle en Égypte». Saluant «une décision très responsable», le chef de l'État russe lui a «souhaité (...) de réussir».

Très populaire en Égypte, le maréchal Sissi, ministre de la Défense, n'a pas encore annoncé officiellement sa candidature, mais il ne fait pas mystère de ses intentions depuis qu'il a destitué le 3 juillet le président islamiste Mohamed Morsi, le premier élu démocratiquement en Égypte.

Le maréchal égyptien est en Russie depuis mercredi, accompagné de son ministre des Affaires étrangères Nabil Fahmi. Les deux hommes ont rencontré leurs homologues Sergueï Choïgou et Sergueï Lavrov.

La Russie, l'un des principaux exportateurs d'armements au monde, espère renforcer sa coopération militaire avec l'Égypte, son partenaire du temps de l'URSS, sur fond de coup de froid entre Le Caire et Washington.

Les États-Unis ont accordé des milliards de dollars d'aide à l'Égypte depuis que le pays a signé en 1979 un accord de paix avec Israël, un moyen de garantir le respect de ce traité, de s'assurer un accès prioritaire au canal de Suez et de soutenir le pays le plus peuplé du monde arabe dans la «guerre contre le terrorisme» islamiste.

Mais après des mois d'atermoiements, Washington a gelé en octobre une partie de son aide militaire à son allié égyptien pour le punir de la répression sanglante des partisans du président déchu Morsi.

La diplomatie américaine a toutefois nié jeudi qu'un resserrement des liens entre Le Caire et Moscou affecte des «relations de longue date, fortes et historiques avec l'Égypte».

«L'Égypte est libre d'entretenir des relations avec d'autres pays. Cela n'a pas d'impact sur nos intérêts communs», a affirmé le département d'État, assurant que les États-Unis disposaient «de capacités uniques en termes de soutiens militaires et économiques» au Caire.




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