Poutine avertit les pays d'Asie centrale de se méfier de l'Afghanistan

Le président russe Vladimir Poutine et le prote-parole... (AFP, Sergei Guneev)

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Le président russe Vladimir Poutine et le prote-parole du Kremlin Dmitry Peskov, à Astana, au Kazakhstan, lors de la réunion des chefs d'États de l'ex-URSS, vendredi.

AFP, Sergei Guneev

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Guerre civile en Syrie
Guerre civile en Syrie

Pour tout savoir sur le conflit syrien qui depuis mars 2011 a coûté la vie à plus de 250 000 personnes et poussé à la fuite des millions d'autres. »

Nataliya Vasilyeva, Vladimir Isachenkov
Associated Press
ASTANA, Kazakhstan

Satisfait des résultats de ses frappes aériennes en Syrie, le président russe Vladimir Poutine appelle maintenant les anciens pays soviétiques à se joindre aux efforts militaires de la Russie pour empêcher de possibles incursions d'extrémistes d'Afghanistan en Syrie.

Lors d'une rencontre au Kazakhstan réunissant des dirigeants de pays de l'ex-URSS, M. Poutine a affirmé que les frappes des avions russes en Syrie avaient tué des centaines de militants et que les résultats de l'opération étaient « impressionnants ».

Des dizaines d'installations de commandement et d'entrepôts de munitions, des centaines de terroristes et un grand nombre d'armes ont été détruits, a-t-il détaillé, ajoutant que les frappes russes continueraient « pour le temps des opérations offensives des soldats syriens contre les terroristes ». Il n'a pas précisé davantage.

«Des terroristes de toutes sortes gagnent en influence et ne cachent pas leurs projets d'aller plus loin. L'un de leurs buts est d'avancer dans la région de l'Asie centrale. C'est important que l'on soit préparés à agir ensemble pour repousser une possible attaque.»

Vladimir Poutine
Président de la Russie

Selon le président Poutine, de 5000 à 7000 personnes originaires de la Russie et d'autres anciens pays soviétiques ont joint les rangs du groupe armé État islamique, et il faut empêcher qu'ils « utilisent l'expérience qu'ils ont acquise en Syrie » lorsqu'ils reviendront chez eux.

Les avions de l'armée russe ont effectué plus de 600 sorties de combat depuis le début de l'offensive, le 30 septembre.

Le colonel général de l'armée russe Andrei Kartapolov a nié les allégations des États-Unis voulant que quatre des 26 missiles de croisière tirés depuis des navires russes dans le sud de la mer Caspienne, contre des cibles en Syrie, soient tombés en territoire iranien.

« Le Pentagone peut dire ce qu'il veut. Tous nos missiles ont atteint leur cible », a-t-il assuré au quotidien Komsomolskaya Pravda.

Tout comme M. Poutine, M. Kartapolov a fermement écarté l'idée d'un déploiement de troupes terrestres en Syrie.

La situation en Afghanistan est « près de l'état critique », a déclaré Vladimir Poutine au Kazakhstan. Il a appelé les autres leaders à se préparer à collaborer.

« Des terroristes de toutes sortes gagnent en influence et ne cachent pas leurs projets d'aller plus loin. L'un de leurs buts est d'avancer dans la région de l'Asie centrale. C'est important que l'on soit préparés à agir ensemble pour repousser une possible attaque. »

Les déclarations du président Poutine ont été faites au lendemain de l'annonce de son homologue des États-Unis, Barack Obama, de maintenir environ 9800 militaires en Afghanistan au cours de la prochaine année afin de lutter contre le terrorisme et d'aider les forces afghanes à contrer la résurgence des talibans.

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