Al-Nosra étend son territoire en Syrie

Jusqu'en juillet, Al-Nosra et les rebelles modérés et... (PHOTO RAMI AL-SAYED, ARCHIVES AFP)

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Jusqu'en juillet, Al-Nosra et les rebelles modérés et islamistes combattaient côte à côte à la fois les ultra-radicaux du groupe État islamique (EI) et le régime. Mais depuis l'été, les djihadistes ont tourné leurs armes contre leurs anciens alliés, car ils veulent à leur tour créer un «émirat» à l'instar du «califat» de l'EI.

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Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Agence France-Presse
BEYROUTH, Liban

Le front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda, a élargi son territoire dans le nord-ouest de la Syrie en s'emparant de trois villages supplémentaires tenus jusqu'à présent par les rebelles modérés, a affirmé vendredi une ONG.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les djihadistes se sont emparés de Soufouhoun, Al-Fatira et Hizarine dans la province d'Idleb, où depuis une semaine, les affrontements avec d'autres groupes rebelles modérés et islamistes, tournent à l'avantage d'Al-Nosra.

Ces trois localités étaient jusqu'à présent sous le contrôle de groupes rebelles dont le mouvement Hazem, armé en partie par les États-Unis.

La semaine dernière, Al-Nosra avait capturé la localité de Khan al-Sobol après le retrait des membres du groupe Hazem, et un bastion d'un autre groupe modéré, le Front révolutionnaire syrien (FRS), dans la région de Jabal Jawiya, située aussi dans la province d'Idleb.

Ces défaites portent un coup aux efforts des États-Unis de créer et d'entraîner une force rebelle modérée qui fait le poids face au régime de Bachar al-Assad, mais aussi face aux djihadistes.

Les djihadistes se sont emparés des armements des rebelles de Hazem, selon l'OSDH, qui n'a pas été en mesure d'indiquer si des missiles antichars TOW de fabrication américaine faisaient partie du butin. Hazem avait reçu en avril pour la première fois au moins 20 de ces missiles, selon un officier rebelle.

Jusqu'en juillet, Al-Nosra et les rebelles modérés et islamistes combattaient côte à côte à la fois les ultra-radicaux du groupe État islamique (EI) et le régime. Mais depuis l'été, les djihadistes ont tourné leurs armes contre leurs anciens alliés, car ils veulent à leur tour créer un «émirat» à l'instar du «califat» de l'EI.

Le FRS et Hazem, soutenus par l'Occident et des pays arabes, sont favorables à l'instauration d'un État démocratique en Syrie alors que le front Al-Nosra et l'EI combattent pour un État théocratique.

En septembre, les États-Unis avaient annoncé vouloir soutenir et entraîner le FRS, une alliance créée fin 2013 en réaction à la création du Front islamique (rébellion salafiste et islamiste), et Hazem, une autre structure laïque fondée en 2014.

Ailleurs dans le pays, 40 combattants ont été tués dans des affrontements entre forces loyales au régime et Al-Nosra appuyée par des rebelles islamistes dans le sud du pays, près du Liban, a indiqué vendredi l'OSDH.

«Au moins 26 membres des Forces de la défense nationale (prorégime) et 14 combattants du front Al-Nosra et rebelles islamistes ont péri dans des combats jeudi dans la région de Beit Tima», selon l'ONG.

Cette région à majorité druze, à l'extrémité sud-ouest de la province de Damas, est le théâtre d'affrontements depuis plus d'un an.

Il s'agit du bilan le plus lourd en une journée depuis le début des violences dans cette zone acquise au régime de Bachar al-Assad, d'après l'ONG, qui dispose d'un large réseau d'informateurs à travers la Syrie.

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