Les rebelles chassent les djihadistes de la région de Damas

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Des combattants rebelles dans la ville de Morek, dans la province de Hama, au centre de la Syrie, le 20 juillet.

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Les manifestations pour un changement de régime en Syrie donnent lieu à de violentes répressions. Lisez notre dossier sur le sujet. »

Agence France-Presse
BEYROUTH, Liban

Les rebelles ont chassé récemment les djihadistes de l'État islamique (EI) de leurs principaux bastions de la périphérie de Damas, mais ces derniers résistent toujours dans plusieurs localités au sud de la capitale, ont rapporté lundi une ONG et un chef rebelle.

À l'issue d'une offensive lancée il y a trois semaines, ces djihadistes sunnites ultra-radicaux qui contrôlent de larges pans de territoire dans le nord et l'est de la Syrie, mais aussi en Irak, ont été chassés de quatre localités au sud-est de la capitale syrienne par les rebelles.

Les combattants de l'EI ont été délogés de Mesraba et Maydaa situés dans la Ghouta orientale, une région arboricole à l'est de la capitale, ainsi que de Yalda et Beit Sahem, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

«Les combattants chassés se sont alors retranchés dans Hajar al-Aswad, Tadamon et Qadam», des quartiers au sud de Damas, où ils ont une forte présence, a indiqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l'ONG.



Lundi à l'aube, des combats ont éclaté à Hajar al-Aswad et Qadam entre EI et rebelles, rapporte l'Observatoire.

«Les rebelles veulent en finir avec la présence de l'EI dans la région de Damas», estime M. Abdel Rahmane.

«La bataille contre l'EI a commencé il y a trois semaines après que l'EI a pénétré à plusieurs reprises dans nos positions et celles d'autres groupes rebelles pour y tuer nos combattants», a affirmé à l'AFP le capitaine Abdel Rahmane al-Chami, porte-parole de Jeish al-Islam, une des composantes du Front islamique (coalition de brigades rebelles islamistes), dans la région de Damas.

«Nous n'avions pas d'autre choix que de nous défendre. Nous sommes asphyxiés par le siège imposé par le régime d'une part et l'EI nous poignarde dans le dos d'autre part», a-t-il ajouté, joint par l'AFP via internet.

Le capitaine Chami a confié qu'à Maydaa, ex-bastion de l'EI «où il fabriquait des voitures piégées», les rebelles avaient trouvé des camps d'entraînement. Et à Mesraba, «où se trouvaient leurs dirigeants, nous avons tué beaucoup d'entre eux, dont de nombreux étrangers, venus notamment de Libye, de Tunisie, d'Algérie et des Russes».

«L'EI n'a plus de bases dans la Ghouta orientale et nous poursuivons les résidus de cette organisation. Ces quatre derniers jours, il y a des combats dans le sud de Damas et nous pouvons dire qu'ils n'ont plus une forte présence dans la région de Damas», a-t-il souligné.

Depuis le début de l'insurrection armée en Syrie, la région de Damas est un des principaux bastions de la rébellion qui tente depuis trois ans de renverser le régime de Bachar al-Assad.

Malgré de nombreuses offensives, l'armée, forte de son aviation et du soutien du Hezbollah chiite libanais, n'a pas réussi à déloger les insurgés.

Depuis son apparition en 2013 dans le conflit syrien, l'État islamique n'a pas caché ses volontés hégémoniques, le mettant en conflit ouvert avec les rebelles.

Il a pris le contrôle notamment de la grande majorité de l'Est syrien, avec ses champs de pétrole et de gaz et une partie de la frontière nord avec la Turquie, où il est également en conflit avec les Kurdes qui défendent leur autonomie.

Quant aux rebelles, ils affrontent à la fois le régime et l'EI, défendant leurs bastions dans la ville et la région d'Alep (nord) et dans le sud.




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