Les otages de Coulibaly «étaient tous convaincus de mourir»

Après l'assaut des troupes d'élite de la police... (PHOTO THOMAS SAMSON, AFP)

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Après l'assaut des troupes d'élite de la police qui abat Coulibaly, les otages ont été libérés.

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Attentats à Paris

Le siège parisien du journal satirique français «Charlie Hebdo» a été la cible d'un attentat terroriste sanglant ayant coûté la vie à au moins 12 personnes dont son directeur de rédaction et dessinateur emblématique Charb et ses trois autres caricaturistes vedettes: Cabu, Wolinski et Tignous. Le pire attentat en sol français depuis 50 ans. Cet attentat a été suivi par deux attaques qui seraient vraisemblablement liées au carnage chez «Charlie Hebdo». »

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Agence France-Presse
PARIS

«Nous étions tous convaincus que nous allions mourir»: il faisait tranquillement ses courses vendredi dans l'épicerie casher située porte de Vincennes à Paris quand Amedy Coulibaly a fait irruption et tiré. Un ex-otage, qui souhaite préserver son anonymat, a livré son témoignage à l'AFP.

Amedy Coulibaly, qui avait tué la veille une policière à Montrouge, au sud de Paris, a tiré sur les gens dès qu'il est entré dans le magasin, peu avant 13 h (6 h, heure de l'Est), raconte-t-il. Ce témoin avec plusieurs clients se précipitent alors au fond du magasin. Là, ils descendent un escalier pour se réfugier dans une chambre froide au sous-sol.

Le système de refroidissement a été désactivé mais c'était le noir complet, témoigne-t-il. Il y a au moins cinq personnes, dont un enfant de trois ans et un nourrisson, selon l'ex-otage.

Au bout d'un moment, le preneur d'otage réalise que des clients sont cachés. Il envoie quelqu'un les chercher, «en les menaçant de nous tuer s'ils ne rejoignent pas le groupe». Ils abandonnent donc leur cachette.

Coulibaly leur parle de façon calme, sans tension, leur demandant de décliner leur identité, leur profession, leur origine.

«Nous étions tous convaincus que nous allions mourir car il nous a dit que lui-même allait mourir aujourd'hui en martyr», raconte-t-il.

Le preneur d'otages «nous a servi tout le discours habituel qui est diffusé dans les vidéos de l'État islamique: ''Vous êtes des mécréants, vous nous opprimez, les actions continueront tant que vous continuerez à obliger nos femmes à se déshabiller...''»

Coulibaly leur explique qu'il a tué la policière de Montrouge. Sa compagne, Hayat Boumeddiene, n'est «pas là». Samedi elle était toujours activement recherchée par la police, qui la soupçonne d'être cependant impliquée dans la prise d'otages et l'assassinat de la policière.

L'avis de recherche met en garde contre le fait qu'elle est susceptible d'être «armée et dangereuse».

Après l'assaut des troupes d'élite de la police qui abat Coulibaly, les otages sont libérés et quatre cadavres sont découverts, vraisemblablement tués dés son irruption dans le magasin. Les survivants ont été longuement entendus par la police jusque tard dans la nuit et ont vu un psychologue.

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