Grèce: affrontements entre migrants dans un camp

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Des tentes ont été incendiées lors de tensions dans un camp de l'île de Lesbos.

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Crise migratoire

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Agence France-Presse
ATHÈNES

Des affrontements ont éclaté jeudi soir dans le camp de migrants de l'île de Samos, après des incidents du même type ayant fait une dizaine de blessés sur l'île de Lesbos, plus au nord, a indiqué une source policière.

Six migrants ont été hospitalisés «par précaution» après ces incidents, qui ont duré près de deux heures, tandis que deux baraquements du camp ont été incendiés, a précisé cette source à l'AFP.

Peu avant minuit, le calme était revenu après l'envoi sur place de renforts policiers, a-t-elle ajouté.

La tension est montée après une rixe entre migrants, dont les nationalités n'ont pas été confirmées dans un premier temps.

Un millier de migrants et réfugiés, dont nombre de familles avec enfants, vivent dans ce camp, d'une capacité de 850 places, selon les autorités.

«Nous sommes surpris car d'habitude la situation y est plutôt calme, et gérable», a réagi pour l'AFP de Samos Dimitris Vouros, de l'ONG grecque d'assistance aux migrants mineurs Metadrassi.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, une dizaine de migrants avaient déjà été blessés lors d'affrontements à Moria, le principal camp de migrants de l'île de Lesbos, selon un correspondant de l'AFP sur place. La police a pour sa part signalé trois blessés graves.

Des centaines de personnes, notamment des familles avec des enfants, ont dû être évacuées pendant la nuit en raison de ces heurts entre migrants afghans et pakistanais qui se sont affrontés à coups de pierres et de bâtons, selon le journaliste.

Selon le porte-parole du Haut Commissariat aux réfugiés des Nations-Unies sur l'île, Boris Cheshirkov, «des tentes ont pris feu pendant les incidents».

Le camp de Moria abritait près de 3000 personnes mais un millier l'ont quitté pour se réfugier dans les champs environnants et dans d'autres camps après les affrontements, selon le journaliste de l'AFP.

Des migrants exaspérés et anxieux

«Après la signature de l'accord UE-Turquie, nous avons observé une recrudescence de ce type de bagarres, les réfugiés et migrants étant exaspérés et anxieux», a expliqué M. Cheshirkov.

En application de cet accord qui vise à tarir les arrivées migratoires en Europe via la Turquie puis les îles grecques, près de 8500 migrants et réfugiés arrivés après le 20 mars sont actuellement bloqués sur les îles, la plupart à Lesbos et Chios.

Le pacte européen avec Ankara ouvre la voie à leur renvoi, y compris des réfugiés syriens, en Turquie, mais depuis son entrée en vigueur, seules 411 personnes ont été renvoyées, en majorité des Pakistanais, dont aucun n'avait officiellement demandé l'asile.

Cette situation a nourri des tensions récurrentes ces dernières semaines, tant entre exilés qu'avec les habitants des îles, à l'approche de la saison touristique.

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