L'Autriche prévoit un milliard d'euros pour les migrants dans son budget 2016

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Deux enfants migrants marchent dans un camp de réfugiés à Salzbourg.

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Crise migratoire

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Crise migratoire

L'Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis le début de l'année des centaines de milliers de personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l'«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l'établissement du «califat» de l'EI à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Agence France-Presse

La prise en charge des réfugiés et demandeurs d'asile, arrivés en grand nombre en Autriche depuis le début de l'année, va coûter un milliard d'euros (1,5 milliard de dollars) au budget de l'État en 2016, soit 0,3% du PIB contre 0,1% en 2015, a indiqué mercredi le ministère des Finances.

La dépense moyenne par demandeur d'asile est évaluée à 10 724 euros (15 900$) annuels pour 2016, contre 9 593 euros (14 300$) en 2014 (BIEN 2014), détaille le rapport budgétaire annuel présenté par le ministre Hans Jörg Schelling à la Commission européenne, en vertu des règles communautaires.

Environ un tiers de ce milliard d'euros sera distribué aux neuf provinces de l'État fédéral qui font également face à des dépenses croissantes pour accueillir les migrants.

L'Autriche, dont le déficit devrait atteindre 2% du PIB selon les prévisions datant du printemps, a été traversée depuis fin août par quelque 250 000 migrants qui dans leur grande majorité poursuivent leur route vers l'Allemagne ou les pays scandinaves.

Le ministre des Finances estime que le pays restera en 2016 dans les clous des critères de Maastricht qui fixent à 3% le déficit budgétaire maximum autorisé.

Quelque 60 000 demandes d'asile sont en cours d'examen dans ce petit pays de 8,5 millions d'habitants.

L'Autriche et l'Italie, notamment, ont récemment demandé à Bruxelles d'appliquer, en raison de la crise des migrants, une clause du pacte de stabilité qui permet au déficit public en cas d'«événements exceptionnels» de dépasser le plafond de 3% du PIB sans encourir de procédure de sanctions.

Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici avait expliqué fin septembre en étudier la possibilité tandis que le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble avait exclu cette exemption des critères de stabilité.

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