La camérawoman hongroise qui a frappé des migrants s'excuse

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Les images de l'opératrice de télévision donnant des coups de pied à des migrants et tentant d'en faire trébucher d'autres, dont des enfants, ont suscité de vives réactions en Hongrie et à l'étranger mardi, alors que le pays est déjà critiqué pour son attitude à l'égard des migrants.

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Crise migratoire

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Crise migratoire

L'Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis le début de l'année plus de 350 000 personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l'«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l'établissement du «califat» du groupe armé État islamique à cheval sur l'Irak et la Syrie. Mais cette crise n'est pas exclusive à l'Europe, l'Asie du Sud-Est aux prises avec un trafic de migrants aussi tentaculaire que meurtrier connaît également cette triste réalité. »

Agence France-Presse
BUDAPEST

L'opératrice de télévision hongroise apparue sur une vidéo en train de donner des coups de pied à des migrants venant de franchir la frontière de la Hongrie explique vendredi avoir «paniqué», et «regretter» son geste.

«Quand je vois la vidéo aujourd'hui, je ne me reconnais pas. Je regrette sincèrement ce que j'ai fait, et j'en prends la responsabilité», a indiqué cette cadreuse de télévision hongroise, Petra Laszlo, dans une lettre publiée par le site internet du quotidien hongrois Magyar Nemzet.

«J'ai paniqué. Je ne suis pas une camerawoman raciste et sans coeur», assure cette femme de 40 ans, qui a été entendue par la police jeudi soir dans la cadre d'une enquête criminelle ouverte par la justice hongroise.

Les images de l'opératrice de télévision donnant des coups de pied à des migrants et tentant d'en faire trébucher d'autres, dont des enfants, ont suscité de vives réactions en Hongrie et à l'étranger mardi, alors que le pays est déjà critiqué pour son attitude à l'égard des migrants.



La chaîne proche de l'extrême droite qui employait la journaliste, N1TV, a annoncé mardi soir son licenciement sur-le-champ pour son comportement «inacceptable».

«J'étais en train de filmer quand des centaines de migrants ont rompu un cordon de police. L'un d'eux m'est rentré dedans et j'ai paniqué», explique dans sa lettre ouverte Mme Laszlo, qui ne s'était pas publiquement exprimée jusqu'à présent.

«En tant que mère, je suis particulièrement désolée que le sort ait voulu que ce soit un enfant qui m'a foncé dessus, et que je ne l'aie pas réalisé», a-t-elle ajouté, soulignant qu'«il n'est pas facile de prendre de bonnes décisions quand on est dans un état de panique».

«Je suis dans un état de choc, en raison de ce que j'ai fait, mais aussi de ce qu'on m'a fait», souligne l'opératrice.

Un «mur de la honte» sur une page Facebook, incluant des photos, vidéos et des commentaires sur l'incident, a recueilli le soutien de milliers d'internautes.

«Je ne mérite ni la chasse aux sorcières dont je fais l'objet, ni les calomnies, ni les menaces de mort», indique l'opératrice dans sa lettre ouverte. «Je suis juste une femme, aujourd'hui mère au chômage de jeunes enfants, qui a pris une mauvaise décision dans un moment de panique».

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