Le Chili prêt à donner l'asile à l'opposant vénézuélien Freddy Guevara

Freddy Guevara, vice-président du Parlement vénézuélien, s'est réfugié... (Photo FEDERICO PARRA, AFP)

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Freddy Guevara, vice-président du Parlement vénézuélien, s'est réfugié samedi à l'ambassade du Chili à Caracas, après que le Tribunal suprême de justice a annoncé qu'il serait jugé pour des faits pour lesquels il encourt jusqu'à 10 ans de prison.

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Agence France-Presse
SANTIAGO DU CHILI

Le Chili est disposé à accorder l'asile politique au député Freddy Guevara, un des leaders de l'opposition vénézuélienne, réfugié depuis samedi dans l'ambassade chilienne à Caracas, a annoncé lundi le ministre des Affaires étrangères Heraldo Muñoz.

M. Guevara «sentait qu'un risque pesait sur sa sécurité et son intégrité personnelle, donc le Chili, conformément à sa tradition, ses principes, l'a accueilli pour des raisons humanitaires et de droit international», a déclaré le ministre à des journalistes.

Santiago du Chili est prêt à lui octroyer l'asile politique mais «actuellement il n'a pas l'intention de le demander», a-t-il précisé.

Le député de 31 ans, vice-président du Parlement vénézuélien - la seule institution contrôlée par l'opposition -, s'est réfugié samedi à l'ambassade du Chili à Caracas, après que le Tribunal suprême de justice (TSJ) a annoncé qu'il serait jugé pour des faits pour lesquels il encourt jusqu'à 10 ans de prison.

Il a rejoint la résidence de l'ambassadeur du Chili dont il a «sollicité la protection, estimant imminentes les menaces pour sa sécurité et son intégrité physique». Son immunité avait été levée vendredi afin qu'il soit jugé notamment pour les manifestations contre le président Nicolas Maduro qui avaient fait 125 morts entre avril et juillet.

M. Guevara est un des dirigeants du parti Voluntad Popular, co-fondé par Leopoldo Lopez, en résidence surveillée depuis juillet.

Il est le sixième opposant vénézuélien à se réfugier à l'ambassade du Chili en trois mois.

La décision du Chili d'accueillir Freddy Guevara a été durement critiquée par plusieurs membres du gouvernement du président socialiste Nicolas Maduro.

Le Chili, avec dix autres pays d'Amérique latine et le Canada, avait condamné récemment la «rupture démocratique» au Venezuela, secoué par une violente crise économique et politique.




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