Le Venezuela «s'effondre», selon Donald Trump

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Des graffitis à Caracas affichent «Nous avons faim» et «Maduro dictateur».

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Agence France-Presse
New York

Le président américain Donald Trump a estimé lundi que le Venezuela était en train de «s'effondrer», laissant entendre que les États-Unis pourraient prendre de nouvelles mesures pour tenter de «rétablir» la «démocratie».

«Les Vénézuéliens meurent de faim. Leur pays est en train de s'effondrer», a-t-il déclaré lors d'une réunion avec plusieurs dirigeants de pays latino-américains en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro «a défié son propre peuple», a jugé Donald Trump.

Washington a déjà imposé des sanctions au Venezuela et le président américain a prévenu début août que les États-Unis étudiaient plusieurs options, y compris militaire, pour mettre fin à la crise.

Il n'a pas réitéré cette mise en garde lundi mais a assuré, sans plus de précisions, que son administration pourrait prendre de nouvelles mesures.

«Leurs institutions démocratiques sont en train d'être détruites», a-t-il insisté. «Notre objectif doit être de les aider et de rétablir leur démocratie», a ajouté Donald Trump lors de cette réunion en présence du Colombien Juan Manuel Santos, du Brésilien Michel Temer, du Panaméen Juan Carlos Varela et de la vice-présidente argentine Gabriela Michetti.

Pour Michel Temer, qui s'est exprimé devant des journalistes à l'issue de la réunion, «tous les participants ont souligné la nécessité d'une solution démocratique» à la crise au Venezuela.

«Tous veulent continuer à faire pression pour résoudre cette crise, mais via une pression diplomatique», a insisté le président brésilien. «Nous avons parlé de sanctions, mais il s'agissait de sanctions verbales, de langage diplomatique», a-t-il souligné.

Le Venezuela, pays producteur de pétrole, est ruiné par la chute des cours du brut. Excédés par les pénuries alimentaires et la hausse vertigineuse des prix, des milliers de ses habitants ont manifesté de façon quasi-quotidienne, entre avril et juillet, pour exiger le départ du président socialiste Nicolas Maduro, élu en 2013 et dont le mandat s'achève début 2019.

Le mouvement de contestation, souvent émaillé de violences, a fait 125 morts en quatre mois et le gouvernement socialiste s'est attiré les foudres de la communauté internationale, qui l'a enjoint à nouer un dialogue avec le camp adverse pour trouver une solution pacifique à la crise.

Vendredi, Nicolas Maduro a assuré que, «après des semaines de conversations» entre délégués de son gouvernement et de l'opposition, les deux camps étaient «proches» d'un accord pour venir à bout de la crise qui secoue le pays.




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