Des milliers de Vénézuéliens dénoncent la répression

Une femme prenant part à une manifestation à... (PHOTO ARIANA CUBILLOS, ASSOCIATED PRESS)

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Une femme prenant part à une manifestation à Caracas a écrit « pas plus de morts » sur ses mains, le 24 juin.

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Agence France-Presse
CARACAS

Des milliers de personnes défilaient samedi en direction d'installations militaires à Caracas et d'autres villes du Venezuela pour dénoncer la « brutale répression » des manifestations contre le président Nicolas Maduro qui se sont soldées par 75 morts depuis début avril.

Deux jeunes manifestants ont été tués par des tirs militaires cette semaine à Caracas, ce qui porte, selon un bilan publié par le parquet, à 75 le nombre de morts recensés en 85 jours de manifestations contre M. Maduro, très impopulaire dans un contexte de grave crise économique.

« Envoyons un message à l'armée : va-t-elle continuer à tuer des Vénézuéliens ou va-t-elle respecter la Constitution ? », a déclaré à la presse le député d'opposition José Manuel Olivares, au départ du défilé de Caracas qui a pour destination la base aérienne de La Carlota.

La coalition d'opposition MUD (Bureau pour l'Unité démocratique) a demandé sur Twitter aux militaires de « baisser les armes » après avoir appelé à manifester dans tout le pays.

David Vallenilla, 23 ans, est mort jeudi après avoir été atteint de trois balles au thorax. Des balles tirées par un sergent de la police de l'air devant la base de La Carlota, selon des photos et des vidéos diffusées par des médias locaux. Des heurts avaient éclaté quand le défilé a été freiné par des gaz lacrymogènes. Des manifestants masqués ont lancé des pierres et des cocktails Molotov.

Un autre manifestant, Fabian Urbina, 17 ans, touché par une balle après que la Garde nationale avait ouvert le feu dans un autre rassemblement, est décédé lundi.

Quatre militaires sont mis en cause par la justice pour ces deux cas, ont informé les autorités.

S'exprimant devant les plus hauts gradés des forces armées vendredi, le président vénézuélien avait appelé les forces de l'ordre à « faire en sorte » que « plus personne ne meure, jamais ».

Dans son discours, M. Maduro avait aussi indirectement accusé les dirigeants de l'opposition de pousser à la violence : « Quels sont leurs objectifs ? Laisser la mèche allumée, et qu'il y ait un meurtre ici, un mort là ? C'est comme un compte-gouttes mortel », a-t-il accusé.

Invoquant le droit à la désobéissance civile, l'opposition, majoritaire au Parlement, a appelé mardi la population à ne plus reconnaître le gouvernement de M. Maduro.




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