Mur à la frontière: Mexico agite le spectre des droits de douane

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Le président américain Donald Trump a lancé son projet de construction d'un mur frontalier et promis de la faire financer par son voisin du sud, au besoin en ponctionnant les envois d'argent de Mexicains vers leur pays.

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Agence France-Presse
Mexico

Le chef de la diplomatie mexicaine a prévenu samedi Washington que son pays imposerait des droits de douane sur certains produits importés des États-Unis si ceux-ci rendaient effectif leur projet d'appliquer des taxes sur les importations mexicaines pour financer le mur frontalier.

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Le ministre mexicain des Affaires étrangères, Luis Videgaray.

Photo Ronaldo SCHEMIDT, AFP

«Si le Mexique doit faire face à ce projet devenu réalité, et non plus à une simple menace rhétorique (...), le gouvernement mexicain se devra de répondre», a estimé Luis Videgaray dans des déclarations diffusées samedi par Radio Formula.

«La réponse ne sera probablement pas d'imposer une taxe générale à toutes les importations en provenance des États-Unis, parce que cela pénaliserait le consommateur mexicain (...) mais de procéder de manière sélective», a-t-il ajouté.

Le président américain Donald Trump a lancé son projet de construction d'un mur frontalier et promis de la faire financer par son voisin du sud, au besoin en ponctionnant les envois d'argent de Mexicains vers leur pays.

M. Trump a également menacé d'imposer des taxes d'importations aux produits mexicains et de renégocier, voire d'abroger l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), qui lie les États-Unis, le Canada et le Mexique, trop favorable aux intérêts mexicains selon lui.

À ce sujet, le ministre mexicain des Affaires étrangères a affirmé que son pays était ouvert à la discussion sur «certains aspects» de l'accord.

Depuis l'arrivée de M. Trump à la Maison-Blanche, il y a un peu plus d'un mois, les deux voisins traversent la pire crise diplomatique depuis des décennies.

Pour tenter de faire baisser la tension, le secrétaire d'État américain, Rex Tillerson, et son collègue chargé de la Sécurité intérieure, John Kelly, se sont rendus cette semaine à Mexico, où ils ont notamment rencontré le président mexicain Enrique Pena Nieto.




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