Gouvernement colombien et FARC reprennent leur dialogue de paix

Le représentant du gouvernement colombien chargé des négociations,... (Photo Desmond Boylan, AP)

Agrandir

Le représentant du gouvernement colombien chargé des négociations, Humberto de la Calle

Photo Desmond Boylan, AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
LA HAVANE

Le gouvernement colombien et la guérilla des FARC ont repris vendredi leurs pourparlers de paix à Cuba, une semaine après l'annonce d'un accord dans le domaine judiciaire entre les deux parties, pierre angulaire d'un accord de paix définitif qui devrait être signé dans les six mois.

«Il s'agit d'un modèle de justice pour la paix, avec un niveau de détails et de progrès incomparable», a salué le chef de la délégation des FARC, Ivan Marquez, évoquant cet accord judiciaire.

Le texte, signé le 23 septembre, définit le sort réservé aux auteurs de crimes de guerre. C'est un volet crucial des pourparlers de paix censés mettre fin à plus d'un demi-siècle de conflit armé, le dernier encore en cours sur le continent américain.

Cependant Humberto de la Calle, le représentant du gouvernement colombien chargé des négociations, a tenu à préciser que «sur quelques points, le texte contient une certaine ambiguïté qui doit être précisée».

«Ce texte a été signé par le chef de la délégation du gouvernement, précisant clairement par écrit qu'il s'agissait toujours d'un document de travail», a expliqué M. de la Calle.

Selon lui, «sur les 75 points de l'accord, certaines questions restent en suspens, mais en aucun cas il ne s'agit de changer le texte.»

«Nous allons faire en sorte que les avocats (des deux parties) viennent terminer le travail, en respectant ce qui a été décidé sur des thèmes-clés, comme celui de l'extradition», avait déclaré plus tôt dans la journée à la presse une source de la délégation gouvernementale.

Le texte d'accord ne sera valide que «quand les avocats termineront» leur travail de mise au point et de rédaction, avait-il insisté.

Les avocats du gouvernement et ceux des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) ont eu récemment au moins deux réunions de travail, à La Havane et à Bogota.

L'accord prévoit notamment la fin des extraditions de guérilleros vers les États-Unis, où se trouve par exemple le dirigeant rebelle Simon Trinidad, qui purge depuis 2004 une peine de 60 ans.

Le texte complet n'a pas été publié, seul un résumé de 10 points sur 75 ayant été communiqué le 23 septembre.

«L'accord doit être publié au plus vite pour éviter les conjectures ou les tergiversations intéressées sur son contenu», a plaidé vendredi Ivan Marquez.

Ce nouveau cycle de négociations, le 42e depuis l'ouverture des pourparlers en novembre 2012 à Cuba, doit durer jusqu'au 8 octobre.

Mais si la Colombie entrevoit la fin d'«une longue nuit», selon son président Juan Manuel Santos, il lui reste encore des obstacles à franchir.

Car, bien qu'acteur majeur du conflit, les FARC, créées en 1964 et qui comptent encore 7000 combattants, ne sont pas les seules forces non gouvernementales à y être impliquées, sur fond d'intense trafic de cocaïne, dont la Colombie est le premier producteur mondial.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer