Guatemala: le président, accusé de corruption, écarte toute démission

Les ministres de l'Économie, Sergio de la Torre,... (Photo Josue Decavele, Reuters)

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Les ministres de l'Économie, Sergio de la Torre, et de l'Éducation, Cynthia Del Aguila, ont démissionné, se déclarant «déçus» d'apprendre l'implication supposée d'Otto Pérez au réseau de corruption.

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Agence France-Presse
GUATEMALA

Le président du Guatemala Otto Pérez a écarté samedi toute démission, au lendemain de son accusation, par le parquet, d'être à la tête d'un vaste réseau de corruption, mais deux de ses ministres ont eux décidé de partir, se disant «déçus».

Le dirigeant, au pouvoir depuis 2012, a refusé cette option, a indiqué à l'AFP son porte-parole Jorge Ortega.

Samedi, les ministres de l'Économie, Sergio de la Torre, et de l'Éducation, Cynthia Del Aguila, ont quant à eux démissionné, se déclarant «déçus» d'apprendre l'implication supposée d'Otto Pérez au réseau de corruption.

Vendredi, la Commission internationale contre l'impunité de l'ONU au Guatemala (Cicig) et le parquet avaient lancé de dures accusations à l'encontre du président conservateur, le présentant comme le «numéro un» du réseau de corruption et fraude fiscale découvert au sein du service des douanes.

Les deux organismes ont lancé une procédure pour que le président, dont la levée de l'immunité avait été rejetée mi-août par les députés, comparaisse devant la justice.

Quelques heures plus tôt, c'est l'ancienne vice-présidente de M. Pérez, Roxana Baldetti, qui avait été arrêtée, poursuivie pour association de malfaiteurs, fraude et corruption passive. Elle avait démissionné mi-mai.

Selon la Cicig, les 86 000 écoutes téléphoniques réalisées dans le cadre de l'enquête, démarrée en mai 2014, incluaient des références au «numéro un» et à «la numéro deux».

«Si aujourd'hui nous disons que ''le numéro un'' correspond au président et ''la numéro deux'' à la vice-présidente, c'est parce que nous avons des éléments pour le prouver, au-delà des conversations» enregistrées, a assuré Ivan Velasquez, son président.

Le patronat guatémaltèque, réuni au sein du Comité coordinateur des associations agricoles, commerciales, industrielles et financières (Cacif), a exigé samedi «la démission immédiate» de M. Pérez.

Ce scandale, qui a fait descendre dans les rues des milliers de Guatémaltèques ces derniers mois, survient à quelques semaines seulement du scrutin présidentiel du 6 septembre, auquel M. Pérez, un général à la retraite de 64 ans, ne se représente pas.

Son mandat court jusqu'au 14 janvier 2016.

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