Cuba écarte toute légalisation du cannabis, une «drogue dure»

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À Cuba, la vente et la culture de toute drogue sont fortement punies, avec un contrôle très strict dans les ports et aéroports pour éviter son entrée sur le territoire de l'île communiste.

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Agence France-Presse
LA HAVANE

Cuba a rejeté vendredi toute légalisation du cannabis, qu'elle considère comme une «drogue dure» capable de «transformer fortement le comportement humain», alors que plusieurs pays d'Amérique latine ont déjà adopté ou étudient des lois favorables.

«La marijuana est une drogue dure qui fait partie, comme l'alcool notamment, des plus importantes substances psychoactives capables de transformer fortement le comportement humain», a déclaré Ricardo Gonzalez, président de la Commission nationale d'éthique médicale et humaine, au quotidien officiel Granma.

«Ceux qui en proposent la légalisation ne se rendent pas compte de la répercussion à la maison, au travail et au sein de la communauté, des effets sur le cerveau de cette drogue, qui en bloque la partie rationnelle et en libère les structures et fonctions les plus primitives», a jugé M. Gonzalez, spécialiste du traitement des dépendances à l'hôpital psychiatrique de La Havane.

La décision pionnière de l'Uruguay, fin 2013, de légaliser la culture et la consommation du cannabis a eu un impact en Amérique latine, notamment à Cuba où l'ancien guérillero uruguayen José Mujica, alors président, est très populaire.

Depuis, l'idée commence à faire son chemin dans la région, le Chili commençant par exemple à cultiver du cannabis à des fins thérapeutiques. En Colombie et en Argentine, des projets de loi envisagent d'autoriser son utilisation médicale ou sa culture à usage personnel.

Mais à Cuba, vente et culture de toute drogue sont fortement punies, avec un contrôle très strict dans les ports et aéroports pour éviter son entrée sur le territoire de l'île communiste.

«Aujourd'hui il y a suffisamment d'informations scientifiques concernant les effets de la marijuana sur le déclenchement de la schizophrénie, la détérioration cognitive, les effets cancérigènes et les accès de violence», a assuré Ricardo Gonzalez. Selon lui, «il faut sortir du mythe selon lequel il s'agit d'une drogue douce sans effet déterminant en termes de dépendance».

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