Les taxis de Mexico protestent contre Uber

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Un chauffeur de taxi inscrit le slogan «Dehors Uber» sur les vitres de sa voiture.

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Agence France-Presse
MEXICO

Des milliers de taxis ont bloqué lundi des points névralgiques de la ville de Mexico pour protester contre la «concurrence déloyale» des applications mobiles qui, comme Uber, mettent en contact direct des utilisateurs et des chauffeurs privés.

Les taxis portant le slogan «Dehors Uber» peint sur leurs vitres et de grandes pancartes dénonçant les «délinquants avec plaques» (minéralogiques) ont exigé que le gouvernement interdise ces activités comme cela a été déjà le cas dans d'autres pays.

Les représentants des chauffeurs de taxi assurent que ces applications leur ont enlevé entre 10 et 50 % de leur clientèle, grâce à leurs bas tarifs et l'absence de charges fiscales.

«Ils sont totalement hors-la-loi. Uber est une entreprise étrangère qui vient faire fortune de manière illicite au Mexique et ce n'est pas juste», a dit à l'AFP Marcelino Cadena, 40 ans, patron d'une compagnie de taxis.

Ernesto Hernandez, un chauffeur de taxi de 37 ans, qui travaille dans les quartiers résidentiels du sud de la capitale mexicaine, assure que son téléphone ne sonne plus que 20 fois par jour, contre 70 fois avant l'arrivée d'Uber en août 2013.

La société offre toutes sortes de services, de la petite voiture aux véhicules luxueux conduits par des chauffeurs particuliers.

«Beaucoup de clients nous disent qu'ils choisissent Uber en raison de leur statut professionnel. Si nous avions les mêmes conditions ou qu'on nous nous donnait la possibilité d'acheter une voiture à crédit, alors nous aussi nous pourrions avoir de meilleures voitures», se plaint Hernandez.

Tandis que les taxis paralysaient la circulation au centre de la ville, notamment sur la plus grande avenue de Mexico, Paseo de la Reforma, Uber était à l'offensive de son côté en annonçant que «durant une journée si compliquée pour se déplacer», elle offrait des voyages gratuits à ses utilisateurs.

Uber a déjà été interdit en Espagne et dans des grandes villes comme Sao Paulo au Brésil pour être jugé un concurrent déloyal.

Dans un communiqué publié lundi, l'entreprise a indiqué être convaincue que»une ville aussi progressiste et innovatrice que Mexico a un désir énorme de favoriser des avancées technologiques et de meilleures options de mobilité qui améliorent notre qualité de vie».

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