Mineurs bloqués en Colombie: deux corps retirés de la mine

Les secouristes pompent l'eau pour tenter d'atteindre les... (PHOTO  LUIS ROBAYO, AFP)

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Les secouristes pompent l'eau pour tenter d'atteindre les mineurs prisonniers.

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Agence France-Presse
RIOSUCIO

Au lendemain de l'effondrement d'une mine d'or artisanale dans l'ouest de la Colombie, les secours ont retiré jeudi soir les corps de deux des quinze mineurs ensevelis, tandis que les autorités ont annoncé l'ouverture d'une enquête.

«Deux corps ont été retrouvés et les opérations de secours se poursuivent pour retrouver les autres mineurs», a déclaré à l'AFP le colonel Luis Piñeros, responsable de l'Unité nationale pour la gestion du risque de désastres (UNGRD).

Quelque 80 personnes sont à pied d'oeuvre sans interruption sur le site de l'accident, survenu mercredi près de la localité de Riosucio, dans une réserve indigène du département de Caldas.

L'effondrement de la mine serait dû à une coupure électrique qui aurait privé d'énergie les machines extractrices d'eau dans un tunnel, provoquant son inondation.

«Nous sommes de tout coeur avec les familles des mineurs de Riosucio», a lancé le président colombien Juan Manuel Santos, dans un message posté sur Twitter.

Mais après la découverte des premiers cadavres, l'espoir de retrouver des survivants s'amenuisait, alors que les opérations pourraient durer encore plusieurs jours, le temps d'évacuer l'eau accumulée dans la mine, sous l'oeil inquiet de 150 proches ou amis des mineurs bloqués.

«C'est très dur. Cela fait déjà 24 heures et nous ne savons pas ce qui va se passer», a confié à l'AFP José Ariel Jagua, le père d'un jeune homme de 21 ans figurant parmi les personnes prisonnières sous terre. «Si je pouvais, je plongerais là-dedans pour aller chercher mon fils».

L'Agence nationale des mines (ANM) a annoncé de son côté l'ouverture d'une enquête à l'encontre des propriétaires de la mine.

La mine, qui était «en voie de légalisation» selon l'ANM, avait «l'interdiction de réaliser des excavations profondes comme celles effectuées sur le terrain», a déclaré dans un communiqué le Défenseur du peuple, organisme chargé de défendre les droits de l'homme dans le pays.

Ses connexions électriques étaient «apparemment frauduleuses» et il lui manquait «une source alternative d'énergie pour pallier toute panne», ajoute le communiqué.

Les propriétaires de la mine faisaient ainsi travailler leurs employés, qui n'avaient pas de contrat formel, «dans des circonstances de risque élevé pour leur sécurité», a-t-il ajouté.

Selon l'ANM, sur la trentaine de situations d'urgence enregistrées dans les mines légales en Colombie en 2014, «82% concernaient des mines souterraines».

Le dernier accident similaire en Colombie remonte au mois d'octobre dernier lorsque 12 mineurs avaient péri suite à l'inondation d'un tunnel dans une mine de charbon du département d'Antioquia (nord-ouest).

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